Publié le mercredi 14 janvier 2009

Québec
Froid mordant

14 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Le Québec ainsi que l'Ontario et l'Ouest du Canada sont touchés par une vague de froid intense. Dans la grande région de Québec, les températures sont inférieures à -30 degrés Celsius avec le facteur éolien.

Mercredi, le mercure atteint -21 degrés Celsius, et -35 degrés Celsius avec le refroidissement éolien. Les vents atteignent 40 km/h. Ce froid mordant pourrait persister jusqu'à dimanche.

Les personnes qui doivent travailler à l'extérieur doivent redoubler de prudence afin de ne pas souffrir d'engelures ou d'hypothermie. Pierre Turgeon, représentant de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), rappelle que les personnes qui sortent par temps très froid devraient porter plusieurs couches de vêtements isolants, ne pas laisser de peau à découvert, se garder au sec, demeurer en mouvement et éviter de consommer de l'alcool.

Par ailleurs, Hydro-Québec, qui anticipe une demande d'électricité record, lance un appel à la population afin qu'elle réduise sa consommation d'électricité aux heures de pointe, soit le matin entre 6 h et 9 h et en fin de journée, entre 17 h et 20 h. Hydro-Québec suggère entre autres de réduire le chauffage et l'utilisation de l'électricité et d'éviter l'utilisation du lave-vaisselle ainsi que de la laveuse et de la sécheuse.




Vancouver: cinq personnes seraient mortes dans un incendie

14 01 2009

( Dirk Meissner - La Presse Canadienne - Chemainus, C.-B. ) - Un incendie dans une réserve autochtone de l'île de Vancouver aurait fait jusqu'à cinq morts, dont un enfant, en plus de blesser cinq personnes qui tentaient d'aider les victimes.

L'incendie s'est déclaré dans un domicile de Chemainus, à environ 90 kilomètres au nord de Victoria, en Colombie-Britannique, vers 2h dans la nuit de mercredi.

En après-midi, deux corps avaient été retrouvés et trois personnes manquaient toujours à l'appel, selon l'agent Ed Power, de la Gendarmerie royale du Canada.

Avant le drame, la famille s'était réunie pour célébrer l'ouverture de la pêche aux palourdes. Certaines personnes étaient sur la plage lorsque l'incendie s'est déclaré.

Gilbert Frenchy, âgé de 22 ans, a affirmé que des membres de trois générations de sa famille avaient perdu la vie dans l'incendie - sa grand-mère, sa tante et sa nièce, en plus de deux autres personnes.

M. Power a indiqué qu'on ignorait toujours la cause de l'incendie. Il pourrait avoir été causé par une lampe à gaz.

«J'étais sur la plage en train de pêcher. J'ai regardé vers la maison et vu ma tante marcher en direction de la porte du sous-sol, a raconté Gilbert Frenchy. Elle avait une lampe à gaz, qu'elle a probablement échappé ou placé près d'une source de chaleur, ce qui a déclenché l'incendie.»

D'autres membres de la famille ont tenté de secourir les gens qui se trouvaient à l'intérieur, mais ils se sont tous blessés ce faisant.

Des gens qui voulaient retourner dans la maison en feu ont dû être retenus.

Trois personnes ayant tenté de venir aux secours des victimes ont été soignées pour des blessures mineures et deux autres demeuraient dans un état critique.

Les trois personnes qui avaient réussi à sortir à temps de la maison ont été hospitalisées. On ne sait pas dans quelles conditions elles se trouvent.

La chaleur produite par l'incendie a détruit des véhicules à proximité et enflammé des arbres.




Steve Jobs abandonne les rênes d'Apple pour se soigner

14 01 2009

( Agence France-Presse et LaPresseAffaires.com ) - Le PDG d'Apple Steve Jobs a annoncé mercredi que ses problèmes de santé s'avéraient «plus complexes» qu'il ne le croyait et qu'il allait devoir abandonner son entreprise jusqu'à la fin juin pour se soigner.

M. Jobs, 53 ans, avait annoncé la semaine dernière qu'il souffrait d'un simple «déséquilibre hormonal», ce qui avait fait bondir l'action de la société. Il a précisé mercredi qu'il avait eu de nouvelles informations depuis.

Les rumeurs sur la santé de M. Jobs se sont multipliées depuis qu'il était apparu très amaigri en juin, certains craignant une résurgence du cancer du pancréas pour lequel il a été opéré en 2004.

M. Jobs a précisé mercredi qu'il cédait la gestion «au jour le jour» de la société à Tim Cook, directeur opérationnel du groupe, en son absence.

Mais il a indiqué qu'en restant directeur général il comptait rester impliqué «dans les grandes décisions stratégiques».

La cotation de l'action Apple a été brièvement suspendue mercredi soir dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York. Quand elle a repris, le titre a plongé de 9,97%, à 78,80 dollars, après avoir déjà cédé 2,49% en journée.

«Malheureusement, la curiosité suscitée par ma santé personnelle continue à représenter une perturbation, non seulement pour moi et ma famille mais aussi pour tout le monde à Apple», a fait valoir M. Jobs mercredi dans un courriel adressé aux salariés du groupe.

«En outre, durant la semaine écoulée, j'ai appris que mes problèmes de santé étaient plus complexes que je ne l'avais cru d'abord, a-t-il ajouté.

«Pour me retirer du devant de la scène et me concentrer sur ma santé, et permettre à tout le monde à Apple de se concentrer sur la fabrication de produits extraordinaires, j'ai décidé de prendre un congé maladie jusqu'à la fin juin», a-t-il précisé, en se disant «impatient de vous revoir tous cet été».

La semaine dernière, M. Jobs, à la tête du groupe depuis onze ans, avait assuré que le traitement «relativement simple» prescrit par ses médecins pour remédier à un «déséquilibre hormonal» lui permettrait de rester à son poste et de reprendre son poids normal vers le printemps.

Dès le mois dernier cependant, l'annonce que M. Jobs ne participerait pas au salon MacWorld de début janvier avait fait se multiplier des rumeurs, récurrentes depuis qu'il était apparu très amaigri en présentant la dernière génération de l'iPhone en juin.

En septembre, il était toujours aussi mince pour présenter les nouveaux iPods, deux semaines après la publication par erreur d'une nécrologie par une agence de presse, mais il avait plaisanté en citant Mark Twain: «les rumeurs sur ma mort sont très exagérées».




Les bibliothèques bouillonnent d'activités

14 01 2009

( Québec Hebdo par Frédérick Masson ) - Vous en avez assez de l'hiver? Le temps glacial vous empêche de faire des activités à l'extérieur? Et bien sachez que les différents établissements du Réseau des bibliothèques de la Ville de Québec bouillonnement littéralement de rendez-vous tous aussi intéressants les uns que les autres.

Une semaine de relâche sur le thème de l’espace, des conférences sur le scotch, le recyclage ou le vélo, des animations musicales pour toute la famille ou une rencontre privilégiée avec un artisan d’Ex Machina, voilà quelques-unes des pièces maitresses de la nouvelle programmation à l'affiche.

Offertes jusqu'au mois d'août 2009, les différentes activités figurant à l'intérieur de la brochure intitulée Des bibliothèques animées s'adressent à la fois aux enfants, aux adolescents et aux adultes. Très diversifiée, l’animation culturelle permet un contact privilégié avec les arts, les lettres, la culture et les technologies de l'information. En général, les activités sont gratuites pour les abonnés du Réseau des bibliothèques de la Ville de Québec.

Pour ceux qui aimeraient en savoir davantage, ladite brochure est disponible gratuitement dans les bibliothèques, dans les bureaux d’arrondissement, ainsi que dans les principaux centres communautaires et de loisirs de la Ville de Québec.

Il est aussi possible de consulter le site Internet des bibliothèques au www.bibliothequesdequebec.qc.ca. Les activités du programme y sont présentées par bibliothèque, par type d’activités, par clientèle et on peut aussi télécharger le programme d’animation en format PDF.




Ottawa
Baird assure qu'il y aura des investissements majeurs en infrastructures

14 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Le ministre fédéral des Transports et responsable de l'infrastructure, John Baird, assure les municipalités qu'Ottawa procédera rapidement à des investissements importants dans les infrastructures, comme elles le souhaitent.

En entrevue à la Presse Canadienne, mercredi, le ministre Baird a accueilli très positivement le rapport de la Fédération canadienne des municipalités réclamant de tels investissements et indiquant que 13,7 milliards $ de projets sont déjà prêts à démarrer.

Le ministre a de plus affirmé qu'avec un partenariat réunissant les trois paliers de gouvernement, il serait possible d'en faire trois fois plus que ce que demandent les municipalités.

John Baird doit rencontrer ce jeudi les représentants de la FCM ainsi que les maires des 22 plus grandes villes canadiennes qui se réuniront à Ottawa et entend leur proposer, de même qu'aux provinces, une série de mesures pour accélérer les programmes d'investissements.

Plus tôt mercredi, en présentant le rapport de la FCM, son président, le maire de Sherbrooke Jean Perrault, n'avait pas caché son irritation devant la lenteur du gouvernement fédéral. Il notait, par exemple, que le programme d'infrastructures Chantier Canada détient des fonds depuis 2007 mais que pas un sou ne s'est encore rendu aux municipalités.

Le ministre Baird a dit ne pas être heureux lui non plus avec ces délais bureaucratiques, qu'il compte éliminer à court terme.




Infrastructures
Fer de relance de l'économie

14 01 2009

À moins de deux semaines du dépôt du budget fédéral par le ministre des Finances Jim Flaherty, les infrastructures semblent en tête de liste des priorités pour plusieurs.

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) a présenté mercredi une liste de projets qu'elle dit prêts à être lancés dès cette année. Les investissements requis totalisent 13,7 milliards de dollars:

* 7,5 milliards pour les transports collectifs;

* 2,7 milliards pour les centres de traitement de l'eau potable et des eaux usées;

* 2 milliards pour les routes;

* 700 millions pour la réfection des bâtiments municipaux;

* 430 millions pour le logement social.

La FCM souhaite cependant que le gouvernement fédéral s'inspire du Fonds de la taxe sur l'essence et adopte un mode de financement qui fasse en sorte que l'argent soit disponible immédiatement. « Il y a des sommes qui ont déjà été votées dans le budget canadien depuis 2007, et on est rendu en 2009 et l'argent n'est pas encore descendu jusqu'aux municipalités pour ces programmes-là », a expliqué le président de la FCM et maire de Sherbrooke, Jean Perrault.

Selon les estimations de la FCM, un milliard investi dans les infrastructures créera davantage d'emplois que des baisses d'impôt d'une valeur totale plus élevée. Et la liste présentée mercredi n'est pas exhaustive, a ajouté M. Perreault, qui affirme que les besoins d'investissement dans les infrastructures totalisent 123 milliards de dollars à l'échelle canadienne. Il précise que les trois paliers de gouvernement devront s'impliquer.

Des demandes provinciales

En Ontario, le gouvernement de Dalton McGuinty a également lancé un appel, mercredi, pour qu'Ottawa accélère ses investissements en infrastructures. Le vice-premier ministre, George Smitherman, a soutenu que les 3 milliards de dollars mis à la disposition de l'Ontario par le fédéral sont insuffisants.

Le premier ministre McGuinty a ajouté que le temps presse. « Nous voulons que la première pelletée de terre se fasse le plus vite possible. Nous ne voulons pas que la récession soit terminée avant même que les fonds destinés aux infrastructures soient dépensés », a-t-il dit.

Queen's Park souhaiterait notamment que les évaluations environnementales distinctes requises au fédéral et au provincial pour les projets de transport en commun soient regroupées en une seule étude, pour accélérer le processus.

Ailleurs au pays, les premiers ministres du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, et du Manitoba, Gary Doer, ont l'intention de demander des fonds additionnels pour les infrastructures lors de la rencontre fédérale-provinciale de vendredi prochain.

Étude et sondage à l'appui

Une nouvelle étude publiée par Statistique Canada apporte également de l'eau au moulin de ceux qui misent sur les infrastructures pour relancer l'économie canadienne.

En analysant la croissance économique de 1962 à 2006, les chercheurs ont découvert que la moitié de la hausse de la productivité dans le secteur privé était attribuable aux grands projets de construction de routes, ponts, réseaux d'égout et installations de traitement des eaux.

La période dorée a eu lieu dans les années 60 et 70, lorsque s'est développé le réseau d'autoroutes transcanadien. Les infrastructures ont contribué 0,4 point de pourcentage à l'augmentation de la productivité à cette époque, comparativement à 0,1 point dans les années 80 et 90.

Selon un sondage Harris-Decima/Presse canadienne, 31 % des répondants croient que le gouvernement devrait investir dans des projets d'infrastructure pour relancer l'économie. Toutefois, 43 % pensent que la priorité devrait être de garder les taux d'intérêt et d'inflation les plus bas possible, tandis que 17 % miseraient sur des baisses d'impôt.

Le sondage a été réalisé du 8 au 12 janvier dernier auprès de 1000 Canadiens. Sa marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne )




Mort de L'acteur Ricardo Montalban, héros du feuilleton ''L'île fantastique''

14 01 2009

( Agence France Presse - LOS ANGELES ) - L'acteur d'origine mexicaine Ricardo Montalban, célèbre pour son rôle dans le feuilleton "L'île fantastique", est mort mercredi à l'âge de 88 ans à Los Angeles, a annoncé un élu de la ville.

Montalban, né en 1920 à Mexico, avait été vu dans des dizaines de films et surtout des séries télévisées américaines à succès, comme "Bonanza", "Star Trek" ou encore "Hawaï, police d'Etat".

De santé fragile depuis plusieurs années - il se déplaçait en fauteuil roulant depuis une opération à la colonne vertébrale en 1993 -, l'acteur est décédé à son domicile, selon le conseiller municipal Eric Garcetti.

Il avait tenu dans "L'île fantastique", diffusée de 1978 à 1984 aux Etats-Unis, le rôle de "Mr. Roarke" le responsable d'une île dont les visiteurs, moyennant finances, pouvaient réaliser leurs rêves les plus fous. L'autre vedette de la série était le Français Hervé Villechaize, qui jouait le nain "Tattoo".

D'abord employé par le cinéma mexicain à partir de 1942, cet acteur de belle prestance avait été appelé à Hollywood après la Seconde Guerre mondiale, jouant dans des films musicaux de la MGM, notamment.

Il n'avait jamais cessé son métier, prêtant sa voix à des personnages de dessins animés télévisés récents comme "Kim Possible" et "Family Guy".

Il avait aussi monté en 1970 "Nosotros", une association destinée à promouvoir les acteurs hispaniques au cinéma et à la télévision.

Sa mort a été annoncée à Los Angeles le même jour que celle d'un autre acteur célèbre pour un rôle de télévision, l'Américain Patrick McGoohan, héros du "Prisonnier".




Le Musée national des beaux-arts du Québec dévoile sa programmation 2009

14 01 2009

( La Presse Canadienne - QUEBEC ) - Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), à Québec, a dévoilé, mercredi, un avant-goût de sa programmation pour l'année 2009.

Une année qui a été pensée sous le signe de la modernité, de l'audace et de la sensualité.

Du 5 février au 31 mai sera présentée l'exposition "Ingres et les modernes". Développée en collaboration avec le musée Ingres et le musée du Louvre, l'exposition traitera de l'influence exercée par Ingres sur des peintres modernes, comme Picasso et Matisse, ainsi que sur des peintres contemporains. Elle réunira 32 oeuvres d'Ingres et 46 oeuvres d'artistes modernes.

"L'époque de la maturité. L'art américain de 1850 à 1950" sera en montre du 21 mai au 7 septembre. Réunissant plus de 70 oeuvres, cette exposition retracera les grands mouvements artistiques qui ont permis à l'art américain d'atteindre sa maturité.

"Femmes artistes. La conquête d'un espace, 1900-1965" débutera également le 21 mai pour se poursuivre jusqu'au 16 août. Cette exposition célébrera l'entrée en fonction de la nouvelle directrice générale du Musée, Esther Trépanier, qui a procédé à la sélection des oeuvres à partir de la collection québécoise de l'institution.

Du 21 mai au 20 septembre sera présentée "La prise de Québec, 1759-1760". La bataille des plaines d'Abraham, qui se déroula sur le site même où le Musée se trouve, sera notamment représentée. L'exposition soulignera le 250e anniversaire de la prise de Québec.

A partir du 18 juin, une salle permanente sera dédiée à l'oeuvre de Charles Daudelin. Pionnier de la sculpture abstraite, Daudelin a marqué l'histoire des arts visuels au Québec. Une trentaine d'oeuvres de la collection du MNBAQ y seront présentées.

Le 18 juin marquera également le début de l'exposition dédiée à Micheline Beauchemin, qui se terminera le 11 octobre. Dix tapisseries réalisées par cette artiste fortement inspirée par la lumière y trouveront leur place.

"Emporte-moi. Sweep me off my feet", une exposition réalisée en collaboration avec le Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, prendra ses quartiers au Musée du 24 septembre au 11 janvier 2010. Les thèmes de l'amour et de la sensualité seront abordés à travers les oeuvres de plusieurs artistes, dont Andy Warhol et Pierre et Gilles.

Le 8 octobre marquera le début de "Le nu dans l'art canadien, 1920-1950", la première exposition synthèse sur l'art du nu présentée au pays, qui se clôturera le 4 janvier 2010. Plus de cinquante artistes seront exposés, dont Paul-Emile Borduas et Edwin Holgate.

Enfin, l'année se terminera avec "Québec en design", qui présentera l'histoire du design dans la Belle Province, des années 1930 à nos jours. Des affiches, des chaises et des bicyclettes trouveront leur place dans cette exposition, développée en collaboration avec le Centre de design de l'Université du Québec à Montréal.




Rumeur autour de la Radio touristique

14 01 2009

( Patricia Cloutier, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Québec)- Le bruit a commencé à courir avant les Fêtes. Et il s'est intensifié après. Louis Massicotte, un homme d'affaires bien connu dans la capitale, aurait le projet d'acheter la Radio touristique de Québec et de ramener Robert Gillet au micro. Sauf que les principaux intéressés dans cette affaire nient tout, et que, même si le projet était réel, il aurait plusieurs étapes à franchir avant de se réaliser.

Louis Massicotte est consultant-stratège en publicité. C'est lui qui était le producteur de l'équipe du Zoo et de La Jungle, des émissions de radio qui ont connu leur heure de gloire à Québec il y a une vingtaine d'années. Plus tard, M. Massicotte a inventé, entre autres, le bracelet GPS contre l'errance Alzheimer, qu'il est allé commercialiser en Europe.

Mais, depuis un peu plus d'un an, M. Massicotte est revenu s'établir de façon permanente à Québec et a recommencé son travail de consultant. Lorsqu'on lui a fait part de la rumeur qui circulait à son sujet, il a répondu qu'il n'y avait pas de projet d'acquisition pour l'instant. «Tout ce que je peux vous confirmer, c'est que je suis consultant pour la Radio touristique», a-t-il ajouté.

En fait, le propriétaire de la Radio touristique, Jacques St-Hilaire, l'a engagé cet automne pour qu'il l'aide à trouver le chemin de la rentabilité. «Je lui ai demandé d'aller chercher des commanditaires, des gros noms. Il connaît tout le monde à Québec», dit M. St-Hilaire.

Joint par téléphone, Robert Gillet a affirmé ne pas avoir été approché par M. Massicotte pour reprendre le micro et ne pas avoir l'intention de le faire prochainement.

Bon, l'affaire est classée, on n'en parle plus, vous dites-vous. Pas tout à fait. Parce qu'une chose est sûre : il y aura des chamboulements du côté de la Radio touristique dans les mois à venir.

Elle a d'abord demandé au CRTC de changer de fréquence, pour passer du 90,3 FM au 106,9 FM, et d'augmenter sa puissance de 16 watts à 100 watts. Ce mouvement lui est un peu imposé par l'entrée en ondes, ce printemps, d'une nouvelle radio à Montmagny, qui lui a pris sa fréquence «non protégée». Mais c'est aussi une opportunité pour la radio de se renouveler, car elle ne sera plus «collée» à sa station touristique de langue anglaise, au 89,7 FM.

Il y a aussi le fait que Jacques St-Hilaire, qui aura 69 ans bientôt, n'a jamais caché sa volonté d'aller se chercher des partenaires de confiance, de changer sa programmation ou même de vendre sa radio, s'il sent qu'elle est sur le bon chemin.

Enfin, quand on demande à Louis Massicotte ce qu'il pense de Robert Gillet, il dit qu'il est un grand animateur et que son «éventuel retour serait certainement une bonne nouvelle pour la radio à Québec». Alors peu importe comment ce dossier évoluera, il sera à surveiller de près.

Virage musical à Énergie

Depuis hier, Énergie (98,9) a renoué avec ses origines et a décidé de se concentrer exclusivement sur la musique, de 9h30 à 16h. «On revient à une radio de hits et cette offre sera unique à Québec», explique Sylvie Roberge, directrice de la programmation. À l'heure du lunch, les Héros du midi font place aux 12 coups de midi, animés par Martin Dalair. Ce vétéran d'Énergie, qui a une très grande connaissance musicale, y tournera des succès des années 1980 et 1990, avant d'accompagner les auditeurs tout l'après-midi. En choisissant d'être musicale jusqu'à 16h, Énergie coupe la première heure de l'émission montréalaise Le retour de Dominic et Martin et envoie sa coanimatrice du midi, Caroline Dupont, dans l'émission du matin.




Un Montréalais poursuit le Village Vacances Valcartier

14 01 2009

( Richard Hénault - Le Soleil ) - (Québec) - Un Montréalais de 51 ans qui a subi des blessures dans une glissade du Village Vacances Valcartier, en mars 2006, intente une poursuite de 286 800 $ contre l'entreprise.

Dans sa requête déposée en Cour supérieure, Miguel Moreno relate qu'il a entrepris la descente de la glissade baptisée l'Himalaya sur trois chambres à air avec ses filles de 14, 10 et 2 ans. Au milieu de la descente, les chambres à air du demandeur et de ses filles se sont toutefois immobilisées.

Il appert, selon l'informaticien montréalais, que le surveillant se trouvant à proximité ne soit pas intervenu et qu'il n'ait pas avisé le surveillant du haut de la glissade du danger potentiel. Le demandeur et ses filles ont donc dû faire quelques pas afin d'atteindre la dernière pente de la glissade.

Lorsqu'ils se sont apprêtés à se relever au bas de celle-ci, M. Moreno indique avoir été frappé brutalement par trois chambres à air. Trois femmes corpulentes y étaient assises, croit-il nécessaire de préciser.

Projeté vers l'arrière, le demandeur allègue avoir entendu un craquement dans la région du cou et d'une épaule, puis il a ressenti une douleur intense et des étourdissements. Une ambulance a ensuite transporté M. Moreno à l'hôpital de l'Enfant-Jésus. On n'y a constaté aucune fracture, mais le médecin lui a prescrit des anti-inflammatoires et des médicaments antidouleur en lui conseillant de consulter dans les meilleurs délais un chiropraticien ou un physiothérapeute.

Le quinquagénaire a suivi des traitements de physiothérapie, mais, son état ne s'améliorant pas, il les a interrompus, car il estimait que les coûts étaient exorbitants. Depuis l'accident, il dit souffrir quotidiennement de maux de tête, de douleurs au cou et au bras, ce qui lui aurait fait perdre des occasions de travail puisqu'il est travailleur autonome.

De plus, il affirme être toujours incapable de tourner la tête et de la pencher vers l'arrière. Il a de la difficulté à lever son bras droit et à soulever une charge. En juin, l'expertise d'un médecin concluait que M. Moreno a été victime d'un whiplash injury (coup du lapin) et qu'il demeure avec des douleurs continuelles au rachis cervical.

À l'appui de sa requête, le demandeur soutient que le surveillant du Village Vacances Valcartier qui se trouvait au milieu de la piste aurait dû aviser son collègue posté au haut de celle-ci d'interrompre les descentes. De plus, allègue M. Moreno, ce second surveillant aurait mal évalué le poids requis pour éviter l'immobilisation des chambres à air en cours de descente. Selon l'homme, le poids de ses filles ajouté au sien n'était pas suffisant.




Québécois accusé de pédophilie au Cambodge

14 01 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Un Québécois a été formellement accusé mercredi de crimes sexuels qui auraient été commis sur deux fillettes, au Cambodge.

Daniel Lavigne, âgé de 68 ans, risque 13 ans d'emprisonnement s'il est trouvé coupable d'avoir abusé de deux petites Cambodgiennes âgées de 10 et 12 ans. Selon un procureur cambodgien, Mok Pheang, de la province de Sihanoukville, le sexagénaire aurait commis des actes de grossière indécence et aurait eu des relations sexuelles avec les fillettes.

Une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Lisa Monette, a indiqué mercredi que le Canada est au courant de l'arrestation et de l'enquête en cours. Elle a ajouté que des représentants consulaires ont communiqué avec l'homme et qu'ils lui ont offert leur aide et leur appui. Elle n'a toutefois pas voulu confirmer l'identité de l'homme en question pour des raisons de protection de la vie privée.

Les autorités locales affirment que Lavigne a été arrêté lundi dans un terminus d'autobus de Sihanoukville, une ville côtière située à environ 185 km au sud-ouest de la capitale, Phnom Penh. Il était sur le point de gagner la capitale par autobus avec les deux fillettes.

Lavigne aurait ensuite dit qu'il était innocent, affirmant qu'il avait traité les deux fillettes comme si elles avaient été ses filles adoptives. Celles-ci auraient toutefois raconté aux enquêteurs qu'elles avaient été agressées sexuellement par le Québécois.

Depuis quelques années, la police cambodgienne fait plus d'efforts pour contrer la criminalité sexuelle de la part d'étrangers, qui sont, semble-t-il, de plus en plus nombreux à purger de longues peines d'emprisonnement.




Brrr!

14 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Les soubresauts de la météo ont fait frissonner le thermomètre qui est passé de zéro degré Celcius mardi soir à moins 20 degrés mercredi matin.

Environnement Canada prévoit même qu'il fera de plus en plus froid au cours des prochaines heures, alors que la température oscillera autour de moins 30 degrés, sans compter le facteur éolien qui donnera une sensation encore plus froide.

Au Québec, un avertissement de refroidissement éolien est en vigueur pour plusieurs régions. Le mercure devrait descendre sous la barre des moins 25 degrés Celsius pendant les trois prochains jours.

Environnement Canada signale qu'il faudra attendre le passage d'une dépression, dimanche, pour que le temps se réchauffe.

En fait, il s'agit des températures les plus froides enregistrées depuis six ans et, selon Environnement Canada, des records pourraient être battus vendredi matin. La plupart des régions du Québec subiront alors des températures avoisinant les 30 degrés sous zéro.

En Abitibi, on prévoit moins 39 degrés Celcius la nuit prochaine et moins 27, jeudi. Environnement Canada a aussi émis un avertissement de poudrerie pour le Saguenay, l'est du Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Montréal et Toronto n'échappent à l'avertissement de refroidissement éolien, et les corps policiers lancent un appel à la prudence, car les routes sont souvent très glissantes.

De leur côté, les associations de motoneigistes rappellent de se méfier des plans d'eau gelés, alors que le froid donne souvent un faux sentiment de sécurité à ceux qui s'aventurent sur la glace.

Les infrastructures municipales réagissent aussi à cette vague de froid. Mercredi matin, par exemple, d'autres conduites d'eau ont éclaté à Montréal, dans le nord-est de la ville, portant le total à 13 au cours des derniers jours.

Éviter l'hypothermie et les engelures:

* Porter plusieurs couches de vêtements

* Ne pas laisser de peau à découvert

* Rester en mouvement

* S'hydrater convenablement

* Éviter l'alcool

( Source: Service médical d'urgence de Toronto )

Sécurité

Les services d'incendie rappellent d'être vigilants avec les différents appareils de chauffage. Les incendies en hiver sont généralement causés par des appareils défectueux ou par des radiateurs d'appoint. Les cheminées doivent également être ramonées de façon adéquate. On recommande aussi de vérifier le fonctionnement des détecteurs de fumée.

Attention aux chauffe-moteurs

Avec des températures aussi froides, les automobilistes doivent s'assurer d'utiliser leurs chauffe-moteurs de façon appropriée.

S'ils sont endommagés ou branchés trop longtemps, les chauffe-moteurs peuvent en effet s'avérer dangereux. Le mois dernier, un incendie a détruit une voiture à North Bay en raison d'un chauffe-moteur défectueux.

On conseille d'utiliser des rallonges électriques industrielles, avec prise de terre, pour brancher les véhicules.

On recommande également aux automobilistes de s'assurer que leur chauffe-moteur est en bon état et que le fil électrique n'est pas coincé par le capot.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

14 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le mercredi 14 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce soir. Minimum moins 30. Refroidissement éolien de moins 32 ce soir.

Jeudi:

Ensoleillé. Maximum moins 22.

Jeudi soir et nuit:

Dégagé. Minimum moins 31.

Vendredi:

Ensoleillé. Maximum moins 25.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 31. Maximum moins 21.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 27. Maximum moins 17.




Selon le Conference Board du Canada
La récession ne pourra être évitée

14 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Le Canada et les Etats-Unis n'échapperont pas à la récession cette année, malgré d'importantes injections de fonds gouvernementaux et des réductions d'impôts, a affirmé mercredi le Conference Board du Canada.

Selon l'organisme d'Ottawa, l'économie canadienne est entrée en période de récession à la fin de 2008 et elle poursuivra sa chute durant la première moitié de cette année pour une contraction de trois trimestres de suite.

Une récession consiste en une période d'au moins deux trimestres consécutifs de contraction de l'économie.

La glissade prendra fin lors des deux derniers trimestres de 2009, alors que l'économie américaine rebondira, mais pas assez pour éviter à l'économie canadienne une contraction annuelle de 0,5 pour cent, sa première depuis 1991.

La vraie reprise n'aura pas lieu avant l'an prochain, estime le Conference Board.

Entre-temps, 175 000 Canadiens vont probablement perdre leur emploi cette année, alors que les mises à pied vont augmenter parallèlement à un gel de l'emploi, et que la chute des prix des produits de base de même que la perte de valeur des domiciles vont réduire les revenus des Canadiens.

De plus, les profits des entreprises et les investissements vont dégringoler, tandis que les budgets fédéral et provinciaux afficheront d'importants déficits, a indiqué l'organisme.




Dubaî
Le projet du plus haut gratte-ciel mis sur la glace

14 01 2009

( Associated Press - LCN ) - Le promoteur du gratte-ciel appelé à devenir le plus haut du monde a annoncé mercredi qu'il suspendait son projet pendant un an en raison de la crise financière qui affecte Dubaï où la tour doit voir le jour.

La décision de l'entrepreneur Nakheel de repousser le projet dévoilé en octobre dernier, intervient alors que les valeurs des biens immobiliers dans l'émirat ont baissé de 8% au cours des trois derniers mois par rapport au trimestre précédent, selon un rapport rendu public mardi qui, selon des analystes, marque le premier déclin du genre depuis des années.

Nakheel a précisé que les travaux supplémentaires sur les fondations du bâtiment commenceraient dans 12 mois. Le promoteur n'a pas précisé à quel stade en était le projet. La suspension des travaux vise à s'ajuster au marché, a souligné l'entreprise.

Le gratte-ciel, qui doit s'élever sur 1000 mètres de haut, voire plus, était destiné à dépasser une tour, quasiment achevée à Dubaï, qui est déjà la plus haute du globe.

Emaar Properties, qui a gardé la hauteur finale de la tour secrète, avait déclaré le mois dernier que la Burj Dubai, toute d'acier et de verre, avait atteint 780 mètres de haut et comptait plus de 160 étages. La hauteur du gratte-ciel de Nakheel est également tenue secrète.




Décès du Prisonnier Patrick McGoohan

14 01 2009

( Associated Press ) - Patrick McGoohan, acteur vedette de la série télévisée Le Prisonnier, est décédé à l'âge de 80 ans.

L'acteur, récompensé à plusieurs reprises aux Emmy Awards, s'est éteint mardi à Los Angeles des suites d'une maladie, a annoncé son beau-fils, le producteur de films Cleve Landsberg.

Patrick McGoohan avait incarné le Numéro 6 dans Le Prisonnier, une série télévisée britannique des années 1960, dans laquelle un ancien agent secret est retenu captif dans un «village» dont il cherchera constamment à s'évader.

Il avait également joué au côté de Peter Falk dans Columbo à la télévision. Au cinéma, il avait été à l'affiche du film Braveheart de Mel Gibson en 1995.




Froid intense - Vers une consommation d'électricité record

14 01 2009

( Canoê et La Presse Canadienne ) - Hydro-Québec fait appel à la collaboration de la population afin qu'elle réduise sa consommation d'électricité.

La société d’État anticipe une consommation d'électricité record en raison des températures très froides qui sévissent en ce moment et qui devraient persister jusqu’à samedi.

Selon les prévisions, les besoins du Québec atteindront 37 900 MW, dépassant ainsi la pointe historique de consommation de 36 268 MW enregistrée le 15 janvier 2004.

Afin d'assurer la fiabilité du service, Hydro-Québec demande donc de réduire la consommation aux heures de pointe suivantes:

* Jeudi 15 janvier: de 6 h à 9 h et de 17 h à 20 h;

* Vendredi 16 janvier: de 6 h à 9 h et de 17 h à 20 h.

Les mesures les plus efficaces à appliquer sont les suivantes:

* Réduire le chauffage de deux degrés dans l'ensemble des pièces;

* Réduire l'éclairage à l'essentiel, surtout à l'extérieur;

* Limiter l'usage de l'eau chaude;

* Éviter l'utilisation du lave-vaisselle, de la laveuse et de la sécheuse.

En guise d'exemple, Hydro-Québec réduira le chauffage et l'éclairage dans tous ses locaux au Québec et le logo du Siège social sera éteint.

Une vague de froid intense

Plusieurs régions du Québec ont à affronter depuis tôt, ce matin, les températures les plus froides enregistrées depuis six ans.

Jusqu'à samedi matin, Environnement Canada prévoit que les températures descendront, à Montréal, jusqu'à 26 degrés Celsius sous zéro. Il faut remonter à janvier 2003 pour trouver des températures aussi froides.

Ce matin, vers 7h00, le mercure ne s'élevait qu'à 35 degrés sous zéro à Rouyn-Noranda, comparativement à 2 degrés sous zéro à Gaspé. Toutefois, le froid gagnera bientôt l'Est du Québec.

Selon Environnement Canada, des records pourraient être battus vendredi matin, alors que les températures avoisineront les 30 degrés sous zéro dans la plupart des régions du Québec.

Environnement Canada signale qu'il il faudra attendre le passage d'une dépression, dimanche, pour jouir de températures plus clémentes.

En raison de ce froid intense qui a suivi les précipitations de neige de la fin de la journée, hier, les routes sont parfois très glissantes, selon la Sûreté du Québec, qui appelle à la prudence.

Au cours de la nuit dernière, deux autres conduites d'eau ont éclaté à Montréal, dans le nord-est de la ville, portant le total à 13 au cours des derniers jours.

D'autre part, la Ville de Montréal a fait savoir que 713 places de dépannage étaient disponibles en période de grand froid dans les ressources d'hébergement destinées aux femmes en difficulté. De plus, 567 lits d'urgence sont disponibles pour les hommes.

La Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) recommande, quant à elle, une extrême vigilence aux employés travaillant à l'extérieur. Elle leur suggère d'alterner les périodes de travail avec des périodes de réchauffement et de demeurer alertes pour reconnaître les signes d'une gelure ou de l'hypothermie.

Le CAA-Québec, lui, se dit prêt à faire face à une forte demande d'automobilistes pour du dépannage. Selon Philippe St-Pierre, conseiller en communications, c'est lorsque la température chute sous les 24 degrés sous zéro que les automobilistes ont davantage de difficultés à démarrer leur véhicule.

Dans de telles conditions, le chauffe-moteur devient le principal allié des automobilistes. Remplacer l'huile minérale du moteur par de l'huile synthétique, qui conserve sa fluidité à des températures très basses, serait également souhaitable. Enfin, si la voiture ne démarre pas du premier coup, Philippe St-Pierre conseille aux automobilistes d'attendre au moins 30 secondes entre chaque essai, et de ne pas dépasser trois essais, pour s'assurer de ne pas surchauffer le démarreur.

Les porte-paroles d'Hydro-Québec n'ont pas voulu commenter la situation du froid au Québec et sur les besoins de consommation d'électricité avant le début d'après-midi, alors qu'ils auront entre leurs mains des données récentes sur l'état du réseau.




Nouvelles turbulences sur les marchés boursiers

14 01 2009

( Agence France-Presse et La PresseAffaires.com ) - Les Bourses européennes et nord-américaines ont connu de nouvelles turbulences mercredi après les annonces d'une baisse plus forte que prévu des ventes de détail aux États-Unis, de mauvais résultats de la Deutsche Bank et d'une dégradation de la note financière de la Grèce.

Les marchés européens qui avaient déjà effacé plus ou moins leurs gains du début de l'année, ont enregistré une nouvelle descente aux enfers. La Bourse de Londres a dégringolé le plus lourdement, de presque 5% en clôture, tandis que Francfort chutait de 4,63% et Paris de 4,56%.

À Toronto, Le S&P TSX cédait 309,31 points ou 3,45% à 8 652,24.

À Wall Street, le Dow Jones qui avait ouvert en baisse de 1,58% creusait ses pertes et abandonnait à la même heure presque 3%.

A l'origine des turbulences, les ventes de détail aux États-Unis ont baissé en décembre pour le sixième mois consécutif, reculant de 2,7% par rapport à novembre, selon les données officielles corrigées des variations saisonnières publiées par le département du Commerce à Washington.

La baisse est bien supérieure à ce qu'attendaient les analystes.

Même en excluant les ventes d'essence et les ventes d'automobiles qui plombent l'indice depuis plusieurs mois, celui-ci a reculé en décembre de 3,1% par rapport au mois précédent, après un recul de 2,5% en novembre. C'est sa plus forte baisse depuis le début de cette publication statistique en janvier 1992.

L'indicateur sur les ventes de détail est très révélateur aux États-Unis car il donne une bonne idée de la tendance de la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance économique américaine.

Autre nouvelle, cette fois en Europe, qui a relancé le pessimisme des marchés: la notation financière de la Grèce.

Les notes de crédit de la Grèce ont en effet été dégradées par l'agence de notation Standard and Poor's (S&P) qui les a abaissées de A/A-1 à A-/A-2.

Le maillon faible de la zone euro devient ainsi le premier pays de cette zone à voir sa note dégradée par l'agence de notation.

«La poursuite de la crise financière et économique mondiale a, selon nous, exacerbé la perte de compétitivité sous-jacente de l'économie grecque», a expliqué l'analyste de S&P Marko Mrsnik.

La Grèce avait été mise vendredi seulement sous surveillance négative par S&P. Actuellement, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, autres pays de la zone euro, sont dans le même cas.

Du coup cette nouvelle a provoqué aussi des remous sur les marchés des changes, faisant plonger la monnaie commune européenne qui tombait aux alentours de 1,31 dollar.

L'euro a en outre été pénalisé par la publication de chiffres montrant que l'Allemagne s'est enfoncée dans la récession au quatrième trimestre tandis que la production industrielle de l'ensemble de la zone euro a affiché un nouveau recul en novembre de 1,6% comparé à octobre et de 7,7% sur un an, laissant augurer d'une nette contraction du PIB au quatrième trimestre.

Et pour ne rien arranger, le secrétaire général de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Angel Gurria, a estimé que «le pire est à venir» pour l'économie de la zone euro et qu'une «plus ample décélération» de la croissance était à attendre.

Le moral des marchés était aussi malmené par les difficultés de grands groupes.

L'équipementier canadien de télécommunications Nortel Networks a annoncé qu'il se plaçait sous la protection de la loi canadienne contre ses créanciers, après avoir fait de même aux États-Unis et qu'il prévoyait de le faire aussi en Europe, au Moyen-0rient et en Afrique.

En Allemagne, la Deutsche Bank - première banque du pays - s'attend à une perte nette de 3,9 milliards d'euros pour l'année 2008. Les valeurs bancaires ont été particulièrement malmenées sur l'ensemble des marchés.

La banque américaine Citigroup a annoncé qu'elle avançait la publication de ses résultats du quatrième trimestre et de l'ensemble de l'exercice 2008 à vendredi matin, au lieu de la date prévue du 22 janvier.

Le titre perdait 14,58% quelques minutes après l'ouverture de la Bourse de New York.




L'opposition condamne l'énoncé de Jérôme-Forget

14 01 2009

( Martin Ouellet - La Presse Canadienne - Québec ) - À quelques nuances près, les partis d'opposition ont condamné l'énoncé économique présenté mercredi par la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget.

La leader péquiste Pauline Marois a été la plus virulente, qualifiant l'énoncé de «désert total».

«C'est pire que ce que nous avions imaginé», a dénoncé en point de presse à l'Assemblée nationale la chef de l'opposition officielle. Aucune des idées avancées par le Parti québécois ne figure dans l'énoncé de la ministre Jérôme-Forget.

Pour Mme Marois, les travailleurs «se sont fait avoir» en croyant que le gouvernement libéral allait présenter des mesures audacieuses susceptibles d'amoindrir l'impact de la crise.

Les travailleurs de la classe moyenne sont les grands oubliés du plan de soutien, a pour sa part affirmé le chef démissionnaire de l'Action démocratique, Mario Dumont.

Le leader adéquiste a cependant salué l'introduction d'un crédit d'impôt pour encourager la rénovation domiciliaire.

Quant à Québec solidaire, le député Amir Khadir a reproché au gouvernement Charest d'avoir voulu «épater la galerie» avec un plan «trop maigre». S'il avait voulu faire oeuvre utile, le gouvernement aurait investi massivement dans la construction de logements sociaux, a-t-il dit.




Bye Bye 2008: la ligue des Noirs demande des excuses formelles

14 01 2009

( Karim Benessaieh - La Presse ) - Plus de deux semaines après la diffusion du Bye Bye 2008, la Ligue des Noirs a demandé hier des excuses formelles à Radio-Canada, aux concepteurs et aux acteurs de cette émission qualifiée d'«inacceptable» et «raciste».

La Ligue a demandé au Procureur général de se pencher sur la possibilité de déposer des accusations criminelles d'incitation à la haine. Une pétition de 2000 noms a été envoyée à Patrimoine Canada et au CRTC et pourrait déboucher sur un recours collectif. «Ce n'est pas une comédie, c'est une tragédie», a déclaré Gabriel Bazin, coporte-parole de la Ligue des Noirs, en conférence de presse ce matin. L'organisme a relevé deux segments particulièrement controversés du Bye Bye, traitant de l'accession de Barack Obama à la présidence des États-Unis. Une blague de Jean-François Mercier sur le fait qu'un Noir à la Maison-Blanche, «c'est plus facile à tirer», a été dénoncée contre une incitation à la haine.

L'entrevue caricaturant l'animateur de TVA Denis Lévesque, dans laquelle il confond Gregory Charles et Obama et multiplie les clichés sur la longueur du pénis et la criminalité des Noirs, a également subi les foudres de l'organisme. «À travers le Bye Bye, ils se sont acharnés sur le cas des Noirs, dit Dice B. animateur à Radio Centre-Ville, qui a participé à la conférence de presse. On trouve ça déplorable.»

Le président de la Ligue des Noirs, Dan Phillips, se dit insatisfait du mea-culpa de Radio-Canada, de Louis Morissette et de Véronique Cloutier. «On demande des excuses formelles, pas de se dire «désolé», ce n'est pas assez. Nous n'acceptons pas des excuses vagues; ce que j'ai lu dans les journaux, ce n'est pas assez.»

L'organisme attend les réactions de la société d'État à sa mise en demeure pour décider de la suite des choses.




Sondage
Les Canadiens préfèrent que le gouvernement fédéral évite les baisses d'impôt

14 01 2009

( La Presse Canadienne - OTTAWA ) - Si l'on en croit un nouveau sondage, la majorité des Canadiens souhaitent que le gouvernement s'efforce de maintenir les taux d'inflation et d'intérêt à un bas niveau plutôt que d'abaisser les impôts et d'augmenter les investissements.

Une majorité de Canadiens dans toutes les régions - 43 pour cent au total - ont répondu en ce sens à un sondage La Presse Canadienne - Harris-Décima. Et deux fois plus de répondants au sondage favoriseraient les investissements dans les infrastructures plutôt que les baisses d'impôt à 31 pour cent contre 17.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, doit déposer son budget fédéral le 27 janvier. Il a déjà demandé aux Canadiens de s'attendre à un déficit considérable, au moment où Ottawa tente de contrer les effets d'une récession mondiale.

Le sondage indique par ailleurs que les participants ayant des revenus plus élevés étaient plus portés à appuyer les interventions gouvernementales, comme les investissements dans les infrastructures et les baisses d'impôt.

Le sondage a été effectué auprès de 1000 Canadiens entre les 8 et 12 janvier. La marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.




Discovery installée sur son pas de tir avant son vol prévu en février

14 01 2009

( Nouvel Obs.com - Associated Press - 14.01.2009 | 19:07 ) - La NASA a installé la navette spatiale Discovery sur son pas de tir au Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral (Floride), mercredi dans le cadre des préparatifs d'un vol vers la Station spatiale internationale (ISS) prévu en février.

Sept astronautes doivent décoller le 12 février avec des panneaux solaires destinés à l'ISS. Au cours de la mission, l'équipage doit effectuer quatre sorties dans l'espace, installer les nouveaux équipements et effectuer des travaux de maintenance.

La navette spatiale pourrait aussi apporter à la station une machine conçue pour recycler l'urine des astronautes en eau potable, à condition toutefois que celle-ci soit au point. Un appareil similaire avait été acheminé sur l'ISS en novembre, mais ne fonctionne pas.

Un des membres d'équipage de Discovery, le Japonais Koichi Wakata, remplacera un des occupants actuels du complexe orbital, devenant du coup le premier ressortissant de son pays à séjourner dans l'ISS.




Non au dépôt à neige dans l'ancienne carrière de Ciment Saint-Laurent

14 01 2009

( Hebdo Québec par Michel Bédard ) - Une cinquantaine de citoyens ont pris part à cette première assemblée publique de consultation, dont une vingtaine du secteur limitrophe à l'ancienne carrière de Ciment Saint-Laurent de Beauport, qui ont exigé le retrait des usages industriel, d'entreposage et de dépôt à neige dans ce trou géant.

Si la Ville de Québec avait manifesté le désir d'acquérir l'ancienne carrière de Ciment Saint-Laurent dans l'arrondissement de Beauport pour en faire son principal dépôt à neige pour les futures années, il lui faudra certainement modifier son projet.

C'est l'avis d'une vingtaine de résidents du secteur limitrophe demeurant sur le boulevard Louis-XIV, anciennement la rue Saint-Jean-Baptiste, qui ont profité de la première assemblée publique de consultation sur l’harmonisation de la réglementation d’urbanisme de la Ville de Québec, tenue à Beauport, pour exiger le retrait des usages industriel, d'entreposage et de dépôt à neige dans cette carrière désaffectée.

Importunés l'été dernier par la poussière et les bruits causés par la reprise des activités de concassage de pierre par l'entreprise René St-Pierre, nouveau propriétaire du site, ces citoyens ont été catégoriques quant à la future vocation de ce trou géant.

«Nous demeurons dans ce quartier résidentiel depuis plus de 40 ans et on avait réussi à avoir la paix quand la cimenterie a cessé ses opérations. Mais depuis l'été dernier, la carrière est ouverte jour et nuit. Je me demande pourquoi la Ville y a permis le transbordement de débris de trottoirs et de résidus de pierre, alors que depuis 20 ans, tout était transporté au nord du boulevard Pierre-Bertrand dans un secteur industriel. Qu'est-ce que ça va être l'hiver avec un dépôt à neige permanent, le plus gros de la ville, avec le transport des camions et le bruit des bennes qui frappent la nuit. C'est aberrant et s'il le faut on ira jusqu'au bout en recours collectif comme l'ont fait les empoussiérés du quartier Montmorency qui ont eu gain de cause en 2008 face à Ciment Saint-Laurent», a affirmé Marc Gendreau, un ancien camionneur du secteur.

Bannissement des panneaux-affiches

Présidée par le président de l'arrondissement de Beauport, André Letendre, cette première séance avait pour but d’entendre les citoyens qui désiraient formuler un commentaire ou une demande concernant les projets de règlement inscrits dans la démarche d'harmonisation de la réglementation de la Ville de Québec.

Résidente de Québec depuis 22 ans et employée de CBS Affichage, Brigitte Roy a aussi profité de l'occasion pour parler du bannissement des panneaux-affiches pour le seul motif de l'esthétisme. «L’adoption de ce règlement aura des répercussions directes sur mon emploi et celui de mes collègues.

Des répercussions aussi auprès de nos annonceurs locaux et nationaux, qui eux, aiment faire leurs campagnes publicitaires sur nos panneaux-affiches, parce que c’est rentable. En période de crise économique, les compagnies tentent de stimuler leurs affaires, entre autres, au moyen de campagnes publicitaires percutantes. Il serait préférable de soutenir ces moyens et ainsi favoriser le maintien des emplois, tant dans l’industrie de l’affichage que celle de nos clients et fournisseurs», a fait valoir Mme Roy.

Toute cette démarche de consultation débouchera sur l’adoption d’un règlement d’harmonisation pour l’ensemble de la ville qui sera adopté par le conseil municipal et d’un règlement sur l'urbanisme pour chacun des arrondissements qui sera adopté par chaque conseil d’arrondissement. Pour prendre connaissance des dates et des lieux de l’ensemble de ces rencontres ainsi que des projets de règlement et autres documents pertinents, il suffit de consulter le site de la Ville de Québec www.ville.quebec.qc.ca.




Pédophilie : Un homme de Québec accusé au Cambdge

14 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Un homme de Québec vient d'être accusé de crimes sexuels qui auraient été commis sur deux Cambodgiennes âgées de 10 ans et 12 ans. Daniel Lavigne, 68 ans, risque 13 ans d'emprisonnement.

Selon un procureur cambodgien, Daniel Lavigne aurait commis des actes de grossière indécence et aurait eu des relations sexuelles avec les fillettes.

Il a été arrêté lundi dans une ville située 185 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Phnom Penh.

Il était sur le point de gagner la capitale par autobus avec les deux fillettes.

Daniel Lavigne se dirait toutefois innocent, affirmant avoir traité les deux fillettes comme si elles avaient été ses filles adoptives.




Moins de décès à motoneige cet hiver

14 01 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Les campagnes de sécurité s'adressant aux motoneigistes semblent porter fruit si l'on se fie au bilan provisoire de la saison 2008-2009 publié mercredi matin par l'Association des motoneigistes du Québec et le ministère des Transports.

Le nombre de décès à motoneige est en effet en baisse de 55 pour cent par rapport à la même date l'an dernier, soit cinq décès comparativement à 11 à ce moment-ci en saison 2007-2008.

L'Association signale de plus que cette baisse n'est nullement attribuable au climat car la saison actuelle présente sensiblement les mêmes conditions que l'an dernier.

L'Association en profite pour réitérer son message de prévention, qui vise au premier chef la consommation d'alcool et la vitesse puisque ces deux éléments sont responsables, seuls ou combinés, de 60 pour cent des décès.

Depuis dix ans, la motoneige est responsable d'une moyenne de 31 décès par année et de 329 blessures nécessitant une hospitalisation.

Par ailleurs, en cette période de grand froid, l'Association rappelle également aux motoneigistes de se méfier des plans d'eau gelés.

Le froid donne souvent un faux sentiment de sécurité aux sportifs qui s'aventurent sur la glace. Un gel rapide d'un plan d'eau partiellement glacé crée de l'instabilité dans les glaces, ce qui peut rendre celles-ci encore plus dangereuses qu'à l'habitude.

L'organisme rappelle donc aux motoneigistes de respecter les balises placées par les clubs de motoneigistes qui évaluent la solidité de la glace avant d'y aménager un sentier.




Obama affiche son pessimisme pour l'économie

14 01 2009

( Associated Press - LaPresseAffaires.com ) - En période de crise, la Maison-Blanche se veut généralement optimiste. Ce n'est pas le cas de Barack Obama.

Il va débuter son mandat en affichant le mauvais état de l'économie américaine, avertissant même que les choses risquent d'empirer.

Le président élu pourra ainsi vendre son programme économique et mesurer son succès à l'aune de cette situation médiocre.

Alors qu'il tente d'obtenir un consensus politique au Congrès, afin de pouvoir agir rapidement après son investiture, Barack Obama a évoqué «une crise comme nous n'en avons jamais vu dans notre vie».

La récession «pourrait persister des années et le taux de chômage passer à deux chiffres» si rien n'est fait, et le pays devrait supporter des déficits de 1000 G$ US «durant les années à venir», a-t-il déclaré en guise d'avertissement.

Peu d'hommes politiques ou d'économistes seraient prêts à contester le fait que l'économie est à son point le plus bas depuis au moins une génération, peut-être même depuis la Grande Dépression. Mais aussi mauvaise soit elle, la situation ne peut être comparée à la crise des années 1930, lorsque 25 à 30% des Américains étaient sans emploi.

Les prédictions alarmistes de Barack Obama sont «un moyen d'abaisser la barre et de préparer son propre succès économique», estime Wayne Fields, professeur à l'université Washington à Saint-Louis et expert de la rhétorique présidentielle. «C'est une affirmation de son intention d'améliorer les choses», ajoute-t-il.

Les conseillers du président élu sont conscients des risques liés à un pessimisme trop prononcé. Ils affirment qu'Obama cherche à contrebalancer cet effet en soulignant la capacité du pays à surmonter l'adversité, suivant l'exemple de Franklin Roosevelt.

Dans son discours inaugural, en mars 1933, ce dernier déclarait que «seul un idiot optimiste peut nier les réalités sombres du moment». Il a aussi prononcé la phrase célèbre selon laquelle «la seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même».

Il a aussi déclaré à la nation: «Notre grande tâche est de mettre les gens au travail. Ce n'est pas un problème insoluble si nous l'affrontons intelligemment et courageusement.»

George W. Bush, Bill Clinton et Ronald Reagan ont eux aussi émis des avis pessimistes sur l'économie au moment d'entamer leur mandat. Mais contrairement à ses prédécesseurs, Obama a évoqué les conséquences de la crise presque quotidiennement avant son investiture, lors de discours, de conférences de presse, de rencontres avec les parlementaires et même sur le site Web YouTube.

Il a ainsi pu poser les bases de son programme de relance de l'économie de 800 G$ US, destiné à créer ou sauver jusqu'à quatre millions d'emplois.

Il peut aussi chercher à débroussailler le terrain afin de pouvoir concentrer son discours inaugural sur d'autres thèmes plus larges mardi prochain, suggère l'économiste Rob Shapiro, l'un de ses conseillers. «Quoi que le président élu dise, je ne pense pas que cela va davantage effrayer les gens que la réalité de cette crise», a-t-il expliqué.

Mais le discours pessimiste d'Obama présente aussi le risque d'aggraver la récession, selon David Wyss, économiste au sein de la société de notation financière Standard and Poor's. «La confiance est cruciale. Si vous répétez suffisamment à quel point les choses vont mal, les gens le croient et cessent de dépenser, ils cessent de placer leur argent dans les marchés boursiers», explique-t-il.

«D'un autre côté, sur le plan politique, si vous devez faire face à une récession, mieux vaut l'avoir en début de mandat. Ensuite, il faut tenter de la surmonter avant l'élection suivante», poursuit-il.




Obama affiche son pessimisme pour l'économie

14 01 2009

( Associated Press - LaPresseAffaires.com ) - En période de crise, la Maison-Blanche se veut généralement optimiste. Ce n'est pas le cas de Barack Obama.

Il va débuter son mandat en affichant le mauvais état de l'économie américaine, avertissant même que les choses risquent d'empirer.

Le président élu pourra ainsi vendre son programme économique et mesurer son succès à l'aune de cette situation médiocre.

Alors qu'il tente d'obtenir un consensus politique au Congrès, afin de pouvoir agir rapidement après son investiture, Barack Obama a évoqué «une crise comme nous n'en avons jamais vu dans notre vie».

La récession «pourrait persister des années et le taux de chômage passer à deux chiffres» si rien n'est fait, et le pays devrait supporter des déficits de 1000 G$ US «durant les années à venir», a-t-il déclaré en guise d'avertissement.

Peu d'hommes politiques ou d'économistes seraient prêts à contester le fait que l'économie est à son point le plus bas depuis au moins une génération, peut-être même depuis la Grande Dépression. Mais aussi mauvaise soit elle, la situation ne peut être comparée à la crise des années 1930, lorsque 25 à 30% des Américains étaient sans emploi.

Les prédictions alarmistes de Barack Obama sont «un moyen d'abaisser la barre et de préparer son propre succès économique», estime Wayne Fields, professeur à l'université Washington à Saint-Louis et expert de la rhétorique présidentielle. «C'est une affirmation de son intention d'améliorer les choses», ajoute-t-il.

Les conseillers du président élu sont conscients des risques liés à un pessimisme trop prononcé. Ils affirment qu'Obama cherche à contrebalancer cet effet en soulignant la capacité du pays à surmonter l'adversité, suivant l'exemple de Franklin Roosevelt.

Dans son discours inaugural, en mars 1933, ce dernier déclarait que «seul un idiot optimiste peut nier les réalités sombres du moment». Il a aussi prononcé la phrase célèbre selon laquelle «la seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même».

Il a aussi déclaré à la nation: «Notre grande tâche est de mettre les gens au travail. Ce n'est pas un problème insoluble si nous l'affrontons intelligemment et courageusement.»

George W. Bush, Bill Clinton et Ronald Reagan ont eux aussi émis des avis pessimistes sur l'économie au moment d'entamer leur mandat. Mais contrairement à ses prédécesseurs, Obama a évoqué les conséquences de la crise presque quotidiennement avant son investiture, lors de discours, de conférences de presse, de rencontres avec les parlementaires et même sur le site Web YouTube.

Il a ainsi pu poser les bases de son programme de relance de l'économie de 800 G$ US, destiné à créer ou sauver jusqu'à quatre millions d'emplois.

Il peut aussi chercher à débroussailler le terrain afin de pouvoir concentrer son discours inaugural sur d'autres thèmes plus larges mardi prochain, suggère l'économiste Rob Shapiro, l'un de ses conseillers. «Quoi que le président élu dise, je ne pense pas que cela va davantage effrayer les gens que la réalité de cette crise», a-t-il expliqué.

Mais le discours pessimiste d'Obama présente aussi le risque d'aggraver la récession, selon David Wyss, économiste au sein de la société de notation financière Standard and Poor's. «La confiance est cruciale. Si vous répétez suffisamment à quel point les choses vont mal, les gens le croient et cessent de dépenser, ils cessent de placer leur argent dans les marchés boursiers», explique-t-il.

«D'un autre côté, sur le plan politique, si vous devez faire face à une récession, mieux vaut l'avoir en début de mandat. Ensuite, il faut tenter de la surmonter avant l'élection suivante», poursuit-il.




Obama affiche son pessimisme pour l'économie

14 01 2009

( Associated Press - LaPresseAffaires.com ) - En période de crise, la Maison-Blanche se veut généralement optimiste. Ce n'est pas le cas de Barack Obama.

Il va débuter son mandat en affichant le mauvais état de l'économie américaine, avertissant même que les choses risquent d'empirer.

Le président élu pourra ainsi vendre son programme économique et mesurer son succès à l'aune de cette situation médiocre.

Alors qu'il tente d'obtenir un consensus politique au Congrès, afin de pouvoir agir rapidement après son investiture, Barack Obama a évoqué «une crise comme nous n'en avons jamais vu dans notre vie».

La récession «pourrait persister des années et le taux de chômage passer à deux chiffres» si rien n'est fait, et le pays devrait supporter des déficits de 1000 G$ US «durant les années à venir», a-t-il déclaré en guise d'avertissement.

Peu d'hommes politiques ou d'économistes seraient prêts à contester le fait que l'économie est à son point le plus bas depuis au moins une génération, peut-être même depuis la Grande Dépression. Mais aussi mauvaise soit elle, la situation ne peut être comparée à la crise des années 1930, lorsque 25 à 30% des Américains étaient sans emploi.

Les prédictions alarmistes de Barack Obama sont «un moyen d'abaisser la barre et de préparer son propre succès économique», estime Wayne Fields, professeur à l'université Washington à Saint-Louis et expert de la rhétorique présidentielle. «C'est une affirmation de son intention d'améliorer les choses», ajoute-t-il.

Les conseillers du président élu sont conscients des risques liés à un pessimisme trop prononcé. Ils affirment qu'Obama cherche à contrebalancer cet effet en soulignant la capacité du pays à surmonter l'adversité, suivant l'exemple de Franklin Roosevelt.

Dans son discours inaugural, en mars 1933, ce dernier déclarait que «seul un idiot optimiste peut nier les réalités sombres du moment». Il a aussi prononcé la phrase célèbre selon laquelle «la seule chose que nous ayons à craindre est la crainte elle-même».

Il a aussi déclaré à la nation: «Notre grande tâche est de mettre les gens au travail. Ce n'est pas un problème insoluble si nous l'affrontons intelligemment et courageusement.»

George W. Bush, Bill Clinton et Ronald Reagan ont eux aussi émis des avis pessimistes sur l'économie au moment d'entamer leur mandat. Mais contrairement à ses prédécesseurs, Obama a évoqué les conséquences de la crise presque quotidiennement avant son investiture, lors de discours, de conférences de presse, de rencontres avec les parlementaires et même sur le site Web YouTube.

Il a ainsi pu poser les bases de son programme de relance de l'économie de 800 G$ US, destiné à créer ou sauver jusqu'à quatre millions d'emplois.

Il peut aussi chercher à débroussailler le terrain afin de pouvoir concentrer son discours inaugural sur d'autres thèmes plus larges mardi prochain, suggère l'économiste Rob Shapiro, l'un de ses conseillers. «Quoi que le président élu dise, je ne pense pas que cela va davantage effrayer les gens que la réalité de cette crise», a-t-il expliqué.

Mais le discours pessimiste d'Obama présente aussi le risque d'aggraver la récession, selon David Wyss, économiste au sein de la société de notation financière Standard and Poor's. «La confiance est cruciale. Si vous répétez suffisamment à quel point les choses vont mal, les gens le croient et cessent de dépenser, ils cessent de placer leur argent dans les marchés boursiers», explique-t-il.

«D'un autre côté, sur le plan politique, si vous devez faire face à une récession, mieux vaut l'avoir en début de mandat. Ensuite, il faut tenter de la surmonter avant l'élection suivante», poursuit-il.




Monique Jérôme-Forget confirme le risque d'un déficit

14 01 2009

( Tommy Chouinard - La Presse ) - (Québec) - Dans son énoncé économique, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, confirme le risque d'un déficit dans son budget attendu en mars. Pour éviter de creuser un trou budgétaire, elle envisage de suspendre les versements annuels au Fonds des générations, un fonds que le gouvernement a lui-même créé en 2006 afin de rembourser la dette en prétextant «l'urgence d'agir».

En campagne électorale, la ministre garantissait pourtant que le gouvernement allait maintenir ses contributions au Fonds des générations cette année et l'an prochain, qui s'élèvent respectivement à 600 et 822 millions selon les prévisions de sa mise à jour économique déposée le 4 novembre. Québec pourrait maintenant utiliser ces sommes dédiées, provenant de redevances d'Hydro-Québec, pour équilibrer son budget ou réduire un éventuel déficit.Dans son énoncé économique, Monique Jérôme-Forget concrétise six engagements pris par le Parti libéral en campagne électorale afin de stimuler l'économie, comme la création d'un crédit d'impôt sur la rénovation résidentielle.

À l'Assemblée nationale aujourd'hui, la grande argentière du gouvernement a affirmé que «l'équilibre budgétaire sera atteint en 2008-09», grâce à une réserve constituée au cours des deux dernières années.

Pour l'an prochain, «nous maintenons également l'objectif de l'équilibre budgétaire». Lors de la période des questions, le premier ministre Jean Charest a réitéré cet objectif tout en refusant de garantir que le budget sera effectivement équilibré. Hier, sa ministre a ouvert la porte à un déficit l'an prochain, alors que le gouvernement assurait en campagne électorale que l'équilibre budgétaire serait maintenu.

«Il est vrai que nous ressentons, jusqu'à maintenant, moins durement que nos partenaires le ralentissement de l'économie. Cependant, les prochains mois seront plus difficiles en raison de la détérioration de la conjoncture économique internationale», a affirmé Mme Jérôme-Forget cet avant-midi.

Dans un document explicatif annexé à l'énoncé économique, le portrait est plutôt sombre. Pour l'année 2009, cette détérioration de la conjoncture «assombrit les perspectives pour l'économie du Québec, l'une des économies les plus ouvertes du monde».

Depuis le 4 novembre, jour du dépôt de la mise à jour économique de la ministre, la veille du déclenchement des élections, «la prévision moyenne de croissance économique du secteur privé a été révisée à la baisse tant pour les États-Unis que pour le Canada». Pour le Québec, cette prévision de croissance faite par le secteur privé est passée de 0,7% à -0,5%, une baisse de 1,2 point de pourcentage, note le document.

Or, dans sa mise à jour du 4 novembre, Monique Jérôme-Forget prévoyait une croissance économique de 0,6% pour 2009. Le gouvernement doit donc revoir à la baisse ses prévisions, ce qui rend les finances publiques plus précaires.

«Dans le cas où le gouvernement se trouverait confronté à un impact plus important qu'anticipé de la détérioration de l'économie sur ses revenus, des choix difficiles seraient nécessaires pour pouvoir à la fois maintenir l'équilibre budgétaire et soutenir davantage l'activité économique», peut-on lire dans le document explication.

«Une option possible pour combler le manque à gagner aux revenus pourrait être de suspendre temporairement les versements annuels au Fonds des générations.»

Ces versements, 822 millions de dollars pour l'an prochain comme le prévoyait le gouvernement, proviennent des redevances d'Hydro-Québec.

En campagne électorale, Monique Jérôme-Forget avait reproché à la chef péquiste Pauline Marois de vouloir suspendre les versements au Fonds des générations pour financer son plan économique. «On réalise qu'elle pigera cet argent dans le Fonds des générations, autrement dit, qu'elle financera sa promesse à même la dette publique, mettant ainsi en péril la cote de crédit du Québec», disait-elle dans un communiqué.

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a déposé aujourd'hui un énoncé économique qui concrétise six engagements pris par le Parti libéral en campagne électorale.

Pour contrer les effets du ralentissement économique, Québec crée un crédit d'impôt remboursable pour la rénovation résidentielle, au coût de 250 millions de dollars. Quelque 170 000 ménages toucheront un crédit moyen de 1470$ pour rénover la cuisine ou la salle de bain. Cette aide correspondra à 20% de la partie des dépenses admissibles qui excède 7500$, jusqu'à concurrence d'un crédit de 2500$.

Le gouvernement Charest bonifie le crédit d'impôt pour la production cinématographique et télévisuelle. Les taux de base passent de 29% à 39%, et de 35% à 45%.

Comme prévu, Québec augmentera le salaire minimum de 50 cents. Il atteindra donc 9$ l'heure à compter du 1er mai.

Le gouvernement accordera une contribution de un milliard de dollars sur deux ans à la SGF afin d'augmenter ses investissements dans des entreprises d'ici. Il fait passer ses investissements dans les infrastructures à 41,8 milliards de dollars d'ici 2013, une augmentation de 4,1 milliards par rapport au plan initial.

Enfin, avec le projet de loi déposé par le ministre de l'Emploi Sam Hamad, le gouvernement assouplit les règles concernant la gestion des caisses de retraite privées. Les employeurs auront dix plutôt que cinq ans pour résorber un déficit de solvabilité.




Météo : Froid intense au Canada

14 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Les Prairies, l'Ontario et le Québec sont touchés par une vague de froid. Avec le facteur éolien, des températures inférieures à -30 degrés Celsius sont prévues au cours des prochains jours.

À Toronto, la Ville redouble d'efforts pour secourir les sans-abri. Des équipes spéciales circulent pour demander aux récalcitrants de se mettre à l'abri dans des refuges, où 160 lits supplémentaires ont été ajoutés.

Ces travailleurs, formés pour les urgences, prennent le temps de consulter les signes vitaux, surveillent les symptômes d'hypothermie et restent vigilants aux appels de détresse de ceux qui ont préféré rester dans la rue.

Trois véhicules ont circulé dans les rues de la Ville Reine durant la nuit pour venir en aide à ceux qui en avaient besoin.

Plusieurs villes ontariennes émettent des alertes au froid extrême dès que le mercure descend sous les -15 degrés Celsius.

Par ailleurs, le service de trains de banlieue Go est perturbé à cause du grand froid. Des problèmes de signalisation retardent les trains sur plusieurs lignes, dont celles de Lakeshore ouest et Georgetown. Les retards sont de 12 à 24 minutes.

Sécurité

Les services d'incendie rappellent aux Ontariens d'être vigilants avec les différents appareils de chauffage. Les incendies en hiver sont généralement causés par des appareils défectueux ou par des radiateurs d'appoint. Les cheminées doivent également être ramonées de façon adéquate. L'installation de détecteurs de fumée à chaque étage des édifices à logements et à l'extérieur des chambres à coucher est obligatoire en Ontario en vertu du code de prévention des incendies.

Attention aux chauffe-moteurs

Avec des températures aussi froides, les automobilistes doivent s'assurer d'utiliser leurs chauffe-moteurs de façon appropriée.

S'ils sont endommagés ou branchés trop longtemps, les chauffe-moteurs peuvent en effet s'avérer dangereux. Le mois dernier, un incendie a détruit une voiture à North Bay en raison d'un chauffe-moteur défectueux.

Sherri Korn, de la prévention des incendies, conseille d'utiliser des rallonges électriques industrielles, avec prise de terre, pour brancher les véhicules.

Elle recommande également aux automobilistes de s'assurer que leur chauffe-moteur n'a pas de fentes et que le fil électrique n'est pas coincé par le capot.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

14 01 2009

Prévisions

Émises à:11h30 HNE le mercredi 14 janvier 2009

Avertissement de froid intense en vigueur.

Cet après-midi:

Ensoleillé. Vents du sud-ouest de 40 km/h avec rafales à 60 devenant d'ouest à 20 en mi-journée. Températures stables près de moins 20. Refroidissement éolien de moins 33.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 29.

Jeudi:

Ensoleillé. Maximum moins 22.

Vendredi:

Ensoleillé. Minimum moins 32. Maximum moins 25.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 29. Maximum moins 21.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 27. Maximum moins 17.




1000 morts dans l'offensive israélienne à Gaza

14 01 2009

( Agence France-Presse - Gaza ) - Le bilan de l'offensive israélienne en cours depuis 19 jours à Gaza a dépassé les 1000 morts mercredi, au moment où s'esquissait une issue diplomatique sous les auspices de l'Égypte en vue d'un cessez-le-feu.

Le nombre de morts a atteint 1010 et celui de blessés plus de 4.700, selon le dernier bilan fourni à l'AFP en fin de journée par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.

Le bilan s'est alourdi après la mort d'au moins 20 Palestiniens dans de nouvelles attaques et des combats, le décès de certain blessés et la récupération de corps abandonnés, ont expliqué des sources médicales.

Les plus violents combats ont eu lieu dans des quartiers périphériques de Gaza-ville ainsi que dans le nord du territoire palestinien.

Au moins 315 enfants et 100 femmes figurent parmi les morts de l'offensive israélienne lancée le 27 décembre avec l'objectif affiché de contraindre le mouvement islamiste Hamas qui contrôle Gaza de mettre fin aux tirs de roquettes sur le territoire israélien.

Alors que le nombre de morts grandit à Gaza, l'Égypte a annoncé que le Hamas avait «réagi favorablement» à ses efforts en faveur d'un cessez-le-feu.

«Le Hamas a réagi favorablement aux efforts égyptiens pour mettre fin à l'effusion de sang des Palestiniens au cours des pourparlers» tenus au Caire «ces trois derniers jours», a indiqué une «source égyptienne autorisée» à l'agence semi-officielle Mena.

Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit a déclaré que l'Égypte allait transmettre à Israël la réponse du Hamas, «espérant que les choses vont bouger». L'émissaire israélien sur ce dossier, Amos Gilad, est attendu jeudi au Caire.

La France, qui a participé à l'élaboration du plan égyptien, a affirmé par la voix du chef de la diplomatie Bernard Kouchner que les «contours d'un cessez-le-feu commencent à se dessiner» à Gaza.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a entamé en Égypte une tournée régionale pour tenter d'obtenir l'arrêt des combats, a affirmé qu'il «n'y avait plus de temps à perdre» pour que cesse la guerre de Gaza.

«J'exhorte les deux parties à s'arrêter maintenant, à arrêter les combats maintenant, il n'y a plus de temps à perdre», a dit M. Ban à la presse après un entretien avec le président Hosni Moubarak.

«Je répète mon appel pour un cessez-le-feu immédiat et durable», a-t-il ajouté. Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à l'instauration «d'un cessez-le-feu immédiat» est restée lettre morte depuis son adoption le 8 janvier.

Un haut responsable du ministère israélien de la Défense a pour sa part indiqué à l'AFP que l'armée «maintient la pression sur le Hamas en avançant plus profondément dans Gaza-ville et en l'encerclant, tout en poursuivant les opérations partout dans la bande de Gaza».

«Israël ne se sent pas sous pression pour mettre fin à l'opération à ce stade. La seule vraie issue que nous voyons se présentera lorsque Obama arrivera à la Maison-Blanche», a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat, en référence au président américain élu Barack Obama qui prendra ses fonctions le 20 janvier.

De son côté, le chef d'Al-Qaeda Oussama ben Laden a diffusé un enregistrement de 22 minutes appelant au jihad (guerre sainte) «pour arrêter l'agression contre Gaza». Critiquant la gestion arabe de la situation, il appelle à la guerre sainte pour rétablir «Jérusalem et la Palestine», selon la société américaine IntelCenter spécialisée dans la surveillance des sites internet islamistes.

Mercredi, 14 roquettes ont été tirées de la bande de Gaza vers Israël. Ce type de tirs a fait quatre morts dans le sud d'Israël depuis le début de l'offensive.

Au total, dix militaires et trois civils israéliens ont été tués depuis le 27 décembre. Sept soldats ont été blessés mercredi, dont un grièvement.

Par ailleurs, trois roquettes tirées du Liban ont explosé près de la ville frontalière de Kyriat Shmona, selon la police israélienne.

Cette attaque, la deuxième du genre depuis le 27 décembre, n'a pas été revendiquée. L'armée israélienne a répliqué en tirant contre la zone à partir de laquelle ces roquettes avaient été lancées.

Dans la bande de Gaza, un million d'habitants vivent sans électricité, 750 000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, a qualifié la situation humanitaire dans le territoire, où il s'était rendu mardi, de «dramatique».

Emboîtant le pas au Venezuela, la Bolivie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en signe de protestation contre son offensive à Gaza.

En raison de la guerre, l'Union européenne et Israël ont décidé de faire une «pause» dans leur processus de rapprochement, selon une annonce d'un haut représentant européen basé à Tel Aviv.




Le général Jonathan Gration pressenti pour la Nasa

14 01 2009

( NOUVELOBS.COM | 14.01.2009 | 16:33 ) - Le général de l'armée de l'Air à la retraite Jonathan Scott Gration va probablement être nommé à la tête de la Nasa, l'Agence spatiale américaine, par le président élu Barack Obama en remplacement de Michael Griffin, a-t-on appris mercredi 14 janvier de source proche de l'équipe de transition.

Proche de Barack Obama, le général Gration a été l'un de ses principaux conseillers en politique étrangère durant sa campagne. Ce pilote a plus de mille heures de missions de combat à son actif mais n'a pas d'expérience spatiale particulière.

Une annonce officielle pourrait être faite dès mercredi, a-t-on précisé de même source à l'AFP. Si c'était le cas, ce serait la première fois qu'un administrateur de la Nasa serait nommé avant l'investiture du nouveau président.

Michael Griffin, un ingénieur spatial et scientifique de haut niveau, avait soumis sa lettre de démission comme tous les responsables de l'administration nommés par le président George W. Bush fin décembre et sa reconduction paraissait peu probable malgré le soutien notamment du sénateur démocrate de Floride Bill Nelson, influent sur les questions spatiales.

Plusieurs noms circulaient depuis ces deux dernières semaines comme Charles Kennel, un ancien responsable de la division science de la Terre de la Nasa, mais pas celui du général Gration.

(AFP)




L'affaire du sang contaminé: un précédent en matière de santé publique

14 01 2009

( Romandie News - PARIS ) - La relaxe générale pour les six prévenus prononcée mercredi dans l'affaire de l'hormone de croissance rappelle les procès de l'affaire du sang contaminé.

La formule prononcée en 1991 par la ministre des Affaires sociales en fonction à l'époque du scandale, Georgina Dufoix, "responsable, mais pas coupable", marquera de son empreinte tout le dossier.

L'affaire s'articulait principalement autour de trois problèmes : les collectes de sang auprès de populations à risque, la diffusion de produits sanguins vraisemblablement dangereux, et le retard de l'homologation des tests de dépistage du sida.

En 1983, une circulaire préconise d'éviter les prélèvements sanguins dans les populations à risque, notamment les toxicomanes et les homosexuels, mais elle est très mal appliquée.

En 1985, le docteur Michel Garretta, directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), reconnaît que "tous nos pools (de sang, NDLR), sont actuellement contaminés", mais ajoute: "C'est aux autorités de tutelle de prendre leur responsabilité et éventuellement nous interdire de céder des produits".

Toujours en 1985, des stocks contaminés du CNTS sont écoulés bien que des techniques pour inactiver le virus soient connues.

La même année, le cabinet du Premier ministre Laurent Fabius demande que l'autorisation de tests de dépistage du sida d'une firme américaine soit retardée pour ménager la société française Diagnostics-Pasteur.

Michel Garretta, ainsi que le Dr Jean-Pierre Allain, ancien directeur du développement au CNTS, sont condamnés en appel en 1993 à quatre ans de prison dont deux ferme pour tromperie sur les qualités d'une marchandise.

Au cours du même procès, le docteur Jacques Roux, ancien directeur général de la Santé, est condamné à trois ans avec sursis et le docteur Robert Netter, ancien directeur du laboratoire national de la Santé, à un an avec sursis.

Laurent Fabius et Georgina Dufoix sont relaxés par la Cour de Justice de la République le 9 mars 1999, tandis que le troisième ministre poursuivi, Edmond Hervé, secrétaire d'Etat à la Santé de l'époque, est condamné mais dispensé de peine.

En juin 2003, trente personnes - médecins, responsables de santé publique et conseillers ministériels - poursuivies dans le cadre du volet non-ministériel, bénéficient d'un non-lieu général.

En novembre 2003, Claude Evin, ministre de la Santé 1988 à 1991, poursuivi pour ne pas avoir organisé le rappel de personnes transfusées, bénéficie lui aussi d'un non-lieu.

(©AFP / 14 janvier 2009 16h16)




Québec : La bibliothèque Monique-Corriveau toujours en tête des priorités

14 01 2009

( Québec Hebdo par Nicolas Bégin ) - À regarder les différents dossiers dans le collimateur, les prochains mois seront riches en action dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery. Sans grande surprise, l’éventuel déplacement de la bibliothèque Monique-Corriveau vers l’église Saint-Denys arrive en tête de liste des priorités. Le projet figure bel et bien au programme triennal d’immobilisations (PTI) de la Ville de Québec. Des pourparlers sont d’ailleurs en cours avec la Fabrique Notre-Dame-de-Foy, propriétaire de l’église.

«Dès que ça sera réglé, il n’y aura plus d’embûche pour procéder aux plans et devis», indique la présidente de l’arrondissement, Francine Bouchard.

Cette dernière attend aussi un programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le boulevard Laurier. En gros, cet outil permettra de baliser la suite des choses.

«C’est une préoccupation pour les citoyens et les élus, indique-t-elle. On ne peut pas effacer ce qui existe déjà. On ne peut pas non plus changer la vocation du boulevard Laurier qui demeure une artère commerciale et administrative majeure dans la ville de Québec.»

«Son développement est important tout en maintenant la qualité de vie des citoyens autour, plus particulièrement ceux qui sont au sud.»

Pendant la dernière campagne électorale, la présidente a sensibilisé les candidats au dossier. Mme Bouchard a reçu l’appui du député Sam Hamad (Louis-Hébert).

Le réaménagement complet du parvis de l’église Saint-Michel représente un autre dossier majeur. Il s’agit ni plus ni moins d’un legs pour le 400e anniversaire de Québec. Retardé en raison de soumissions trop élevées, le projet évalué à 1 M$ devrait se concrétiser en 2009.

S’il y a réfection à la Maison des Jésuites, la Maison Routhier subira une cure de rajeunissement estimée à 250 000$. La Ville prévoit aussi refaire le chalet du parc Saint-Denys en cours d’année.

Au chapitre sportif, des terrains de baseball changeront de vocation pour faire place au soccer, activité de plus en plus populaire dans la capitale.

Hausse de taxes

Difficile de parler à Francine Bouchard sans aborder la question de la hausse de taxes dans Sainte-Foy–Sillery. Pour la deuxième année consécutive, les citoyens doivent avaler une augmentation de plus de 6% après l’harmonisation fiscale : 6,18% à Sainte-Foy et 7,36% à Sillery.

«Il est vrai que dans le dossier des fusions, il y avait recherche d’équité fiscale», admet-elle.

Cependant, les hausses de taxes à la grandeur du territoire rapporteront 9,4 M$ à la Ville de Québec. La présidente voit mal comment le maire Labeaume peut oser mettre 8,5 M$ dans son Fonds des grands événements. Sans être contre l’idée, Francine Bouchard aurait cependant préféré une somme plus modeste.

«Dans Sainte-Foy–Sillery, il y a un potentiel fiscal qui représente 25% du portefeuille de la Ville. Nous formons 14% de la population. 14% de la population contribue pour 25% des rentrées de taxes, c’est la moindre des choses d’avoir un peu plus de considération pour ces citoyens.»

«M. Labeaume a manqué une occasion de se montrer sensible à cette recherche d’équité fiscale.»

Selon ses calculs, un citoyen de son secteur a vécu une hausse de taxes de 5% en quatre ans avec Jean-Paul L’Allier, de 8% en deux ans avec Andrée P. Boucher et de 12% en moins de deux ans avec Régis Labeaume.




Les blonds en voie de disparition ?

14 01 2009

( TF1.fr ) - Cela ressemble à une histoire sur les blondes. La semaine dernière, plusieurs grands médias (CNN, ABC News, BBC, Daily Mail…) ont révélé les résultats d’une étude allemande annonçant l’extinction des blonds dans les 200 prochaines années. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a cru bon de préciser mardi qu’elle ne voulait pas être mêlée à cette annonce qui fait dresser les cheveux sur la tête.

En Finlande, y a pas de gène

Selon les chercheurs allemands, le gène à l’origine des cheveux blonds est récessif : pour qu’un enfant soit doté d’une chevelure dorée, il doit hériter du gène non seulement de son père et de sa mère mais il faut que le gène existe dans la famille de chacun de ses grands-parents. Or, le nombre de porteurs du gène s’amenuise. Et les scientifiques de prédire que le dernier blond vivra en Finlande, pays qui constitue le plus gros foyer de blonds au monde.

"La seule raison pour laquelle les blonds disparaîtraient serait que ce gène constitue un inconvénient et je ne pense pas que ce soit le cas", avait contesté Jonathan Rees, professeur de dermatologie à l’université d’Edimbourg (Ecosse), sur le site de BBC News. "Le nombre de blonds peut chuter mais ils ne disparaîtront pas", avait-il (r)assuré.

L’ONU n’a pas d’avis

Les blonds vont-ils compter pour des prunes ? Devant le tremblement de terre capillaire provoqué par ces travaux, l’agence de santé des Nations Unies a publié mardi un communiqué. L’OMS "n’a pas connaissance de l’origine de ces informations de presse mais tient à préciser qu’elle n’a aucun avis sur l’avenir des blonds". Autrement dit : les spécialistes de l’ONU s’en lavent les mains. Et les cheveux ?




Quasiment 300 millions d'internautes en Chine dont 117 millions de mobinautes

14 01 2009

( 14-01-2009 - Silicon.fr - Par Olivier Chicheportiche ) - ( Le lancement de la 3G dans le pays devrait accélérer cette tendance ) - La Chine est en passe de devenir le pays comptant le plus d'internautes. Selon les derniers chiffres du China Internet Network Information Center (CNNIC), l'Empire du Milieu comptait à la fin du mois de décembre dernier 298 millions d'internautes, soit une progression de 41,9% sur un an. Les Etats-Unis, avec ses 302 millions d'internautes devraient perdre sa première place mondiale cette année.

Pour la première fois, le taux de pénétration du Net dans le pays, 22,6%, dépasse la moyenne mondiale qui serait de 21,9% selon les chiffres du CNNIC. Le haut débit concentre une très large partie des accès avec une proportion de 90,6%.

Un peu moins d'un internaute sur 3 est un mobinaute (117,6 millions de personnes) qui se connecte à partir de son téléphone portable. Le mobile constitue une alternative de poids au haut débit fixe dans un pays aussi vaste. Et cette tendance devrait s'amplifier avec le lancement de la 3G en Chine.

Le 7 janvier dernier, les autorités chinoises ont finalement attribué les très attendues licences de téléphonie mobile 3G aux opérateurs locaux. Rappelons que le pays compte 634 millions abonnés mobiles.

Dans le détail, on s'aperçoit que les 10-19 ans constituent le gros des troupes des internautes avec une part de 35,2% contre 27,8% il y a un an. Ils sont désormais plus nombreux que les 20-29 ans qui représentent 31,5% du parc.

Les zones urbaines sont évidemment les plus couvertes mais le CNNIC souligne que le nombre d'internautes vivant en zones rurales représente désormais 28,4% du total contre 25,1% il y un an.

En termes d'usages, la musique en ligne et la consultation des sites d'actualité restent le passe-temps favori des internautes chinois, des consultations dopées par des événements comme les Jeux Olympiques de Pékin ou les tremblements de terre dans le Sichuan.

Les blogs sont également à la mode, on compte désormais 162 millions de bloggers soit plus d'un internaute sur deux, la plupart sont des étudiants.

Cette frénésie donne des sueurs froides au régime qui rappelons-le s'est lancé il y a quelques temps dans un grand 'nettoyage' de la Toile chinoise. La censure et la répression progressent au même rythme que le nombre de nouveaux internautes.

A en croire les autorités chinoises, le Net serait le vecteur d’atteintes aux mœurs publiques. L’agence de presse britannique Reuters rapporte ainsi que le Parti communiste chinois surveille de près la diffusion d'informations dans le pays et censure aussi bien les contenus pornographiques que l'expression de toute opposition politique. C’est pourquoi la télévision officielle rapporte la mesure. "Il a été décidé de lancer une campagne nationale en vue de nettoyer Internet de ses contenus vulgaires, qui portent trop souvent atteinte à la morale publique et nuisent à la santé physique et mentale des jeunes".

Le 12 décembre dernier, 91 sites ont purement et simplement été fermés et les géants du Web comme Microsoft et Google, avec le moteur de recherche chinois Baidu ont obéi aux directives du pouvoir et ont retiré les pages pouvant héberger des contenus jugés "vulgaires".




Cols bleus : Le blitz de négociations porte ses fruits

14 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Les cols bleus de la Ville de Québec, réunis mardi soir en assemblée extraordinaire, ont accepté à 83 % l'entente de principe négociée avec l'administration municipale.

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec (SCFP-FTQ) avait annoncé plus tôt dans la journée être parvenu à un accord avec la Ville, après plus d'un an de négociations musclées et de manifestations.

Le président du syndicat, Jean Lachance, s'est déclaré satisfait de l'entente, qu'il a qualifiée de « gagnante » tant pour les 1500 cols bleus de la municipalité que pour l'administration.

Le nouveau contrat de travail, d'une durée de quatre ans, prévoit la création de 70 nouveaux postes, après une analyse des besoins en main-d'oeuvre qui sera effectuée d'ici quelques mois.

Au chapitre des salaires, il comporte un versement forfaitaire de 2 % pour l'année 2007 et des augmentations de 2 % pour chacune des années 2008, 2009 et 2010.

En revanche, les cols bleus participeront davantage au financement de leur caisse de retraite. Ainsi, leur contribution personnelle sera haussée de trois quarts de point, passant de 6,25 % à 7 % comme le souhaitait l'administration municipale.

La nouvelle convention collective contient également un réaménagement du régime de congés de maladie. Les employés manuels seront désormais rémunérés à 80 % de leur salaire pour les 20 premières journées de maladie prises dans une année. Auparavant, ils bénéficiaient en moyenne 18 jours d'absence payés à 100 %.

En outre, la Ville consent à verser l'équivalent de deux jours de salaire à tout employé qui prendra moins de deux journées de congé maladie par année. La bonification ne sera que d'une journée de travail s'il s'absente entre trois et cinq jours.

Jusqu'à la fin 2008, les négociations semblaient dans l'impasse, les cols bleus et la Ville se reprochant mutuellement de négocier de mauvaise foi. Or, un blitz de négociations s'est mis en branle il y a une semaine.

Les cols bleus représentent le deuxième plus gros syndicat de la Ville de Québec. Les cols blancs devront pour leur part se prononcer la semaine prochaine sur une proposition de la Ville de Québec.




Un Québécois accusé de pédophilie au Cambodge

14 01 2009

( La Presse Canadienne - Phnom Penh ) - Un Québécois a été formellement accusé ce mercredi de crimes sexuels qui auraient été commis sur deux fillettes, au Cambodge.

Daniel Lavigne, 68 ans, de Québec, risque 13 ans d'emprisonnement pour avoir abusé des deux petites Cambodgiennes âgées de 10 et 12 ans. Selon un procureur cambodgien, Mok Pheang, de la province de Sihanoukville, le sexagénaire aurait commis des actes de grossière indécence et aurait eu des relations sexuelles avec les fillettes.Les autorités locales affirment que Daniel Lavigne a été arrêté lundi dernier à un terminus d'autobus de Sihanoukville, une ville côtière située à environ 185 kilomètres au sud-ouest de la capitale, Phnom Penh. Il était sur le point de gagner la capitale par autobus avec les deux fillettes.

M. Lavigne aurait ensuite dit qu'il était innocent, affirmant qu'il avait traité les deux fillettes comme si elles avaient été ses filles adoptives. Celles-ci auraient toutefois raconté aux enquêteurs qu'elles avaient été agressées sexuellement par le Québécois.

Depuis quelques années, la police cambodgienne fait plus d'efforts pour contrer la criminalité sexuelle de la part d'étrangers, qui sont, semble-t-il, de plus en plus nombreux à purger de longues peines d'emprisonnement.




Burlington
Chien retrouvé agonisant

14 01 2009

( Vincent Larouche - Le Journal de Montréal ) - Abandonné par son maître québécois dans une voiture stationnée à l'aéroport de Burlington, au Vermont, un caniche agonisant a été sauvé de justesse par la police après un long calvaire.

Presque incapable de bouger la tête, effondré dans la voiture pleine d'excréments, le chien a été découvert la semaine dernière dans le stationnement de l'aéroport, selon ce qu'a révélé la chaîne locale Channel 3.

Le propriétaire de l'auto, originaire du Québec, était introuvable.

«Quelqu'un a entendu un jappement. La police a été avisée, et ils ont dû avoir recours à une compagnie de remorquage pour ouvrir les portes», a raconté hier la journaliste vermontaise Bridget B. Caswell, lors d'un entretien avec le Journal.

Le petit mâle en piteux état a été immédiatement transporté chez un vétérinaire pour être soigné.

Enquête criminelle

«Le chien est en vie, il va bien et il est dans une famille d'accueil au Vermont», affirme la porte-parole de la police de Burlington, le lieutenant Jennifer Morrisson.

«Nous ne commenterons pas davantage pour l'instant puisqu'il s'agit d'une enquête criminelle en cours», ajoute le lieutenant.

La porte-parole confirme que la voiture dans laquelle était enfermé le chien est immatriculée au Québec, sans donner plus de détails sur les accusations qui pourraient être portées contre le propriétaire.

Un coupon de stationnement daté du 18 décembre aurait été retrouvé dans la voiture, mais on ignore pour l'instant si le chien a vraiment passé près de trois semaines seul dans le véhicule.

Québécois nombreux

On ignore aussi pour l'instant si le caniche a eu accès à de l'eau ou de la nourriture pendant sa mésaventure.

Selon Channel 3, le maître du chien aurait été contacté par la police peu après la découverte.

La police de Burlington promet plus de détails sur cette enquête criminelle dans les prochains jours.

Les Québécois sont très nombreux à aller jusqu'à l'aéroport de Burlington pour prendre l'avion à coût moindre qu'à Montréal.

«Certains jours, il y a 50% des voitures dans notre stationnement qui ont des plaques d'immatriculation du Québec», explique Rick Varney, porte-parole de l'aéroport.




Première fois depuis 1985
Sony: des pertes importantes sur l'année fiscale

14 01 2009

( © Associated Press / Itsuo Inouye ) - TOKYO - Sony va annoncer des pertes d'exploitation d'environ 1,36 milliard $ CAN sur l'année fiscale se terminant en mars, les premières depuis 1985, d'après le quotidien économique Nikkei de mardi.

Le géant électronique a vu chuter les ventes de ses écrans à cristaux liquides et d'autres produits, et son résultat est affecté par la force du yen, qui réduit les bénéfices sur les biens vendus à l'étranger, ont indiqué la télévision publique NHK et le quotidien Nikkei. D'après le journal, la perte opérationnelle pourrait même atteindre 2,67 milliards $ CAN.

Le mois dernier, Sony avait annoncé une réduction de 4% de ses effectifs, des fermetures d'usines et des réductions de coûts pour pallier les effets de la crise économique.




Californie
Un père vend sa fille pour de la bière

14 01 2009

( LCN ) - Histoire difficile à croire en Californie.

Un père indigne a été arrêté pour avoir vendu sa fille de 14 ans à un jeune homme de 18 ans pour 16 000 dollars en argent et 160 caisses de bières.

Le futur époux devait aussi remettre au père 100 caisses de boissons gazeuses, 50 caisses de Gatorade, deux caisses de vin et six caisses de viande.

Quand le prétendant n'a pas rempli sa part du marché, le père a appelé les autorités qui l'ont plutôt arrêté pour son crime.




Crise - Sondage
Le pessimisme s'installe

14 01 2009

( Journal de Montréal ) - Près du tiers des retraités estiment qu’ils ne reverront pas l’argent qui s’est volatilisé en raison de la crise.

Liberté 55 va-t-elle devenir Liberté 85 ? Les deux tiers des retraités québécois, frappés de plein fouet par la crise boursière qui a grugé leurs économies, broient du noir. Le quart d'entre eux, plus pessimistes, croient que l'argent perdu l'est à jamais.

C'est ce qui ressort du sondage Léger Marketing Le Journal de Montréal/ TVA/98,5 FM sur les effets de la crise sur les ménages québécois.

Les chiffres sont sans appel. Plus de la moitié des retraités sondés sont inquiets, si bien que presque autant ont déjà réduit leurs dépenses. Et le tiers croit que 2009 sera pire encore.

Une crise bien réelle

«Les 65 ans et plus, les plus touchés, se souviennent des récessions passées et comprennent plus que les autres tranches de la population ce que cela implique», commente Christian Bourque, vice-président à la recherche chez Léger Marketing.

À la Fédération de l'ge d'Or du Québec (FADOQ), on mentionne que, pour la vaste majorité des retraités québécois, la crise actuelle n'a rien d'une menace «hypothétique» qu'on regarde à la télévision.

Son directeur général, Danis Prud'homme, rappelle que le revenu moyen des 65 ans et plus se situe seulement entre 20 000 et 23 000 dollars. Une «somme modeste» constituée en grande partie de revenus privés.

Pour Hélène Bégin, économiste chez Desjardins, ce sondage démontre que trop de Québécois n'ont pas changé leur profil d'investisseur à l'aube de la retraite.

«Ceux qui se trouvent au dépourvu ont certainement pris des risques trop importants, au lieu de choisir des placements avec des rendements moindres mais plus conservateurs», croit-elle.

Toujours selon notre sondage, près du tiers des retraités et futurs retraités pensent qu'ils ne reverront plus la couleur de leur argent volatilisé à cause de la crise.

«C'est normal que les gens pensent ça, estime Hélène Bégin, mais les corrections importantes sont toujours suivies d'un rebond. Ça peut prendre du temps cette fois-ci, mais une fois la confiance revenue, on pourrait être surpris.»

Coup de pouce à leurs enfants

Non seulement les retraités et futurs retraités de plus de 55 ans souffrent-ils de la crise économique, mais encore les trois quarts des répondants s'inquiètent des conséquences pour leurs enfants. À tel point que le quart d'entre eux envisagent de devoir les aider financièrement.

«On veut toujours s'assurer que tout va bien pour nos enfants, explique Danis Prud'homme, de la FADOQ. Mais cette attitude de protection peut amputer son propre revenu ainsi que le patrimoine que l'on comptait leur léguer.»

Plus philosophe, Luc Vallerand, directeur général de l'Association québécoise des retraités du secteur public et parapublic, estime que cette attitude illustre «les valeurs d'entraide des retraités».

«Ils ne sont pas déconnectés des réalités vécues par leurs proches», dit-il.




Crise - Sondage
Prêts à faire des sacrifices

14 01 2009

( Jean-François Codère - Le Journal de Montréal ) - Pour contrebalancer les pertes financières subies depuis quelques mois, les retraités sont prêts à plusieurs sacrifices, voire dans certains cas à retourner au travail.

Les résultats du sondage mené par Léger Marketing sont particulièrement inquiétants pour les vendeurs de motorisés et de voyages.

Dans les deux cas, plus de 50 % des retraités ou travailleurs âgés de 55 ans et plus qui envisageaient un achat pensent y renoncer.

Le résultat n'ébranle pourtant pas Gilles Bouffard, à la fois représentant chez VRSt-Cyr et propriétaire d'une agence de voyages.

Si son agence de voyages n'affiche aucune baisse de régime, bien au contraire, il a un peu plus de difficultés à déceler ce qui se passe du côté des motorisés.

«On ressent un peu de réticence, convient-il. Les gens sont un peu froids, ils attendent de voir ce qui va se passer. Mais est-ce que ce sera encore comme ça dans trois mois ?»

Retour au travail

Le quart des retraités qui auraient la possibilité de retourner au travail à temps partiel envisagent par ailleurs cette possibilité pour récupérer leurs pertes.

Au sein d'agences de placement de personnel temporaire, comme Adecco ou Randstad, on s'attend d'ailleurs à recevoir plusieurs candidatures de retraités.

«Il n'y a pas que les retraités», observe d'ailleurs Marc-Étienne Julien, directeur régional pour le Québec chez Randstad.

«Il y a beaucoup de professionnels qui s'inscrivent pour du travail à temps partiel pour prolonger leur carrière, comme une semi-retraite.»

Les plus jeunes pourraient éventuellement être ceux qui souffrent des pertes de leurs parents : 33 % envisagent de réduire le montant de l'héritage qu'ils laisseront.




Crise - Sondage
Québec sous pression

14 01 2009

( Fabrice De Pierrebourg - Journal de Montréal ) -

Avec leur bas de laine troué, de nombreux retraités québécois auront bien du mal à mettre de l'argent de côté si la crise s'aggravait.

La crise boursière actuelle a des conséquences plus problématiques pour les plus de 70 ans qui disposent d'un FERR (Fonds enregistré de revenu de retraite). Un régime qui impose des retraits minimums chaque année.

Même si la ministre Mme Jérôme- Forget a décidé de les réduire de 25 %, ces retraits restent une pression supplémentaire pour ceux dont le bas de laine a fondu, soutient la FADOQ.

«On souhaite un moratoire de deux ans pour leur permettre de récupérer une partie de leurs pertes», explique Danis Prud'homme, directeur général de la FADOQ.

Loin de la retraite dorée

Les retraités des secteurs public et parapublic se disent eux «doublement affectés» par la crise. Ils réclament au gouvernement Charest une vraie compensation pour les 10 000 dollars perdus entre 1983 et 2006 en raison de la désindexation de leurs retraites.

«La moyenne des rentes versées aux retraités de l'État est de 11 900 dollars, contre 11 300 dollars au privé, alors on est loin du mythe de la retraite dorée», insiste Luc Vallerand, DG de leur association (AQRP).




Payant, la prison
Des prestations de l'IVAC aussi. . .

14 01 2009

( Jean-Luc Lavallée - Le Journal de Québec ) - En plus de recevoir des prestations de la CSST ou de la SAAQ, certains prisonniers reçoivent aussi des chèques de l'IVAC (Indemmnisation des victimes d'actes criminels) après avoir été agressés en prison, même si tous leurs besoins sont satisfaits par l'État pendant leur détention.

«Il n'y a pas d'exceptions à la Loi...», confirme Dominique Blain, conseillère juridique à l'IVAC. Autrement dit, il n'y a pas d'exclusion pour les criminels qui sont eux-mêmes victimes d'actes criminels, soit à l'intérieur ou à l'extérieur des murs.

Après l'étude d'un dossier, le détenu peut recevoir une indemnité correspondant à 90% du salaire minimum s'il est dans l'incapacité de travailler ou de vaquer à ses «activités habituelles» (donc près de trois fois son salaire horaire d'environ 3$ en prison).

«On ne va jamais en deçà du salaire minimum», précise Dominique Blain qui est incapable de fournir des statistiques sur le nombre de prestataires actuellement derrière les barreaux.

«Un détenu a le droit d'être indemnisé comme tout le monde. On ne tient pas compte de ça. Son dossier est traité comme celui de tout autre citoyen, en fonction des rapports médicaux.»

SAAQ

La Société de l'assurance automobile du Québec verse aussi des indemnités à des prisonniers qui ont déjà été victimes d'un accident de la route, qu'ils en soient responsables ou non.

Un porte-parole de la SAAQ n'a pas été en mesure d'en préciser le nombre mais a souligné que l'article 83.30 de la loi prévoit que «la Société doit réduire l'indemnité de remplacement de revenu» pendant l'incarcération s'il s'agit d'un criminel de la route. La prestation est réduite de 10% jusqu'à un maximum de 75%, dépendamment du nombre de personnes à charge.




Nortel se protège de ses créanciers

14 01 2009

( Presse Canadienne et LaPresseAffaires.com ) - La société Nortel Networks (NT) a demandé la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers aux États-Unis.

La demande de la compagnie ontarienne concernant le Chapter 11 a été confirmée au Delaware. Nortel se préparerait à demander la même protection judiciaire au Canada.

Selon ce que rapporte le Globe and Mail dans son édition de mercredi, les dirigeants de l'entreprise se sont rencontrés à Toronto, mardi soir, pour discuter de l'avenir de l'entreprise.

Cette rencontre est survenue alors que Nortel doit bientôt rembourser 107 M$ en intérêts sur sa dette.

Ce versement pourrait réduire ses réserves de liquidités nord-américaines de 10%

L'action de Nortel ne valait que 38,5 cents à la fermeture des marchés, mardi.




Record de froid aux Etats-Unis

14 01 2009

( LCN ) - Il fait froid ici, mais c'est le cas aussi chez nos voisins du sud.

Après le passage d'un blizzard qui a touché les plaines du nord, le mercure a chuté à moins 27 degrés au Minnesota.

Au Wisconsin, un homme somnambule est mort de froid après être sorti dehors en pyjama.

Dans le Dakota du nord, on a établi un record, avec une température de moins 38 degrés.

Le système a semé le chaos sur le Midwest; on a fermé les écoles et les commerces et la circulation était hasardeuse dans le meilleur des cas.

Et ce n'est pas fini, puisque d’ici vendredi, on prévoit jusqu'à 15 centimètres par endroits, des vents violents et encore de temps extrêmement froid.




Record de ventes aux Etats-Unis pour Hydro-Québec

14 01 2009

( Pierre Couture - Le Soleil ) - (Québec) - Décidément, les exportations d'électricité aux États-Unis continuent de sourire à Hydro-Québec. La société d'État a fait grimper ses ventes d'environ 40 % en 2008 chez nos voisins du sud. Une activité qui lui a rapporté tout près de 1,4 milliard $.

Les données compilées par Le Soleil indiquent qu'Hydro-Québec a exporté l'an dernier près de 16 millions de mégawattheures (ou 1,6 térawattheure) aux États-Unis. Ces ventes ont rapporté tout près de 1,4 milliard $ dans les coffres de la société d'État.

En 2007, les exportations d'Hydro-Québec au pays de l'oncle Sam avaient atteint les 14,3 millions de mégawattheures tout en générant un peu plus de 1 milliard $.

Les ventes réalisées en 2008 devraient ainsi permettre à Hydro-Québec d'enregistrer le meilleur bilan de son histoire. Si la tendance se maintient, les profits nets devraient franchir le cap des 3 milliards $ pour l'année 2008.

Il faut dire qu'au cours de l'été dernier, la société d'État a beaucoup vendu d'électricité aux États-Unis dans un contexte où le dollar canadien flirtait autour des 95 ¢US. En juillet, en août et en septembre, Hydro-Québec a touché en moyenne 8,8 ¢ pour chaque kilowattheure exporté comparativement à 8 ¢ à la même période en 2007.

Globalement, Hydro-Québec a ainsi écoulé son électricité en sol américain à un coût moyen de 7,9 ¢ le kilowattheure, soit à un prix à peine plus élevé que sur le marché québécois. Au Québec, la clientèle résidentielle paie cet hiver 7,33 ¢ le kilowattheure consommé.

En 2007, l'électricité québécoise exportée chez nos voisins américains s'était vendue à un prix moyen de 6,8 ¢ du kilowattheure.

En 2008, le gros des exportations d'Hydro-Québec a principalement eu lieu dans les États de la Nouvelle-Angleterre et de New York.

Surplus à écouler

La société d'État est très active sur les marchés d'exportation par les temps qui courent en raison d'importants surplus énergétiques. Hydro-Québec peut compter sur des surplus avoisinant les sept térawattheures.

Dans ce contexte, Hydro-Québec vient de s'entendre avec des partenaires américains pour construire une ligne de transport d'électricité de 1200 mégawatts (MW) et une nouvelle interconnexion avec le New Hampshire. Les investissements pourraient atteindre 1 milliard $.

L'entrée en service de cette nouvelle ligne de transport d'électricité est prévue pour 2014. Le projet devra toutefois d'abord recevoir l'aval de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) du côté américain et la Régie de l'énergie en sol québécois.




Caprice d'enfant ou affaire d'Etat?

14 01 2009

( Christiane Desjardins - La Presse ) - Une juge de la Cour supérieure de Gatineau avait-elle raison d'autoriser une enfant de 12 ans à participer à un voyage scolaire de fin d'année, alors que, en guise de punition, son père le lui avait interdit?

Voilà le litige fort inhabituel qui a été entendu, hier, par la Cour d'appel, à Montréal. Il convient de préciser que cette affaire a comme toile de fond un couple séparé depuis huit ans, qui n'arrive pas encore à communiquer après tout ce temps. Les jumeaux que le couple a eus, et qui ont maintenant 13 ans, sont au centre de ses tiraillements. Les relations sont à ce point mauvaises entre les parents, que les enfants ont demandé d'eux-mêmes de demeurer en permanence avec leur père en janvier 2007, parce que la garde partagée était trop problématique. Ce qui fut fait.

Mais, en mai 2008, en raison d'un conflit avec son père, découlant entre autres de ses mauvaises relations avec sa belle-mère, la jeune adolescente est allée habiter chez sa mère. En raison du comportement de sa fille, le père ne voulait plus qu'elle participe à un voyage de fin d'année de trois jours à Québec, organisé par l'école. Il a même demandé le remboursement de ce voyage, auquel il avait auparavant consenti.

Pour sa part, la mère voulait que sa fille fasse le voyage. Elle a payé les frais exigés et s'est portée volontaire pour accompagner le groupe d'écoliers à Québec, en tant que parent bénévole. Le père a envoyé une lettre à l'école pour dire qu'il s'y opposait. Trouvant l'affaire trop délicate, la commission scolaire a statué qu'il n'y aurait pas de voyage sans l'accord du père, puisque c'est lui qui avait légalement la garde de l'enfant. Devant l'impasse, la jeune fille s'est adressée à une avocate, Me Lucie Fortin, qui a porté le litige devant la Cour supérieure.

Le 13 juin 2008, à quelques jours du grand départ à Québec, la juge Suzanne Tessier autorisait l'enfant à faire le voyage. Selon elle, cela allait dans le meilleur intérêt de l'enfant, d'autant plus que la jeune adolescente avait déjà été punie parce que son père lui avait interdit de participer au spectacle de fin d'année de son école. Elle signalait en outre que l'enfant résidait chez la mère à ce moment-là, et que cette dernière en avait de facto la garde, selon la jurisprudence. L'enfant a fait le voyage.

Même si le débat devient théorique, le père a porté le jugement en appel.

Simple gestion quotidienne?

Hier, l'avocate du père, Kim Beaudoin, a fait valoir que la Cour n'aurait jamais dû intervenir dans cette affaire, car il s'agit de «gestion quotidienne». Par ailleurs, elle croit que le meilleur intérêt de l'enfant, dans le cas présent, est d'apprendre qu'il y a des règles dans la vie. Enfin, elle a signalé qu'à la limite, le père a le droit de se tromper à l'intérieur de sa maison, dans la gestion du quotidien.

Me Lucie Fortin considère pour sa part qu'il n'y a rien à redire au jugement Tessier. Le litige dépasse la gestion quotidienne d'une famille, affirme-t-elle, et relève plutôt de l'autorité parentale. Le voyage venait clore toute l'étape scolaire primaire de l'enfant, tous les élèves y allaient (son jumeau notamment), et cela représentait un intérêt capital pour l'enfant. Par ailleurs, elle avait un bon comportement à l'école, ainsi que des bonnes notes. «Au Québec l'autorité parentale est conjointe. Mais en cas de litige, un des deux peut s'adresser aux tribunaux», a-t-elle dit. Par ailleurs, l'article 159 du Code civil permet à un enfant mineur de s'adresser aussi aux tribunaux dans certains cas.

Les juges Paul-Arthur Gendreau, André Brossard et Pierre J. Dalphond sont abondamment intervenus pendant l'audience, hier. Ils ont mis l'affaire en délibéré et rendront leur décision plus tard. Toutes les parties, même les juges, s'entendent cependant pour dire que les parents ont besoin de consulter pour régler leurs problèmes. «Ils ont besoin de thérapie tous les deux», a lancé l'un des trois juges, en parlant des parents.

Il est à noter que la fille et son père n'ont plus de contact depuis mai dernier. Le père ne veut pas que sa fille revienne demeurer avec lui, à moins qu'elle accepte son autorité.

Au moment du jugement, en juin dernier, la conjointe du père était d'avis qu'il s'agissait d'un cas typique «d'enfant roi qui gouverne et qui manipule».




Economie - Télécommunications
La longue agonie de Nortel

14 01 2009

Le géant canadien des télécommunications Nortel Networks serait sur le point de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, rapporte le Globe and Mail.

Selon le quotidien torontois, qui cite des sources anonymes, une requête en ce sens sera déposée dès mercredi devant un tribunal de Toronto. Une démarche similaire serait aussi effectuée aux États-Unis.

Le conseil d'administration de Nortel s'est réuni mardi soir pour discuter de l'impact de la crise financière sur l'entreprise. Le ralentissement économique mondial a entraîné une réduction des commandes placées par les compagnies de téléphone.

Qui plus est, des divisions de Nortel mises en vente cet automne n'ont pas trouvé preneur, et l'entreprise doit payer des intérêts de 107 millions de dollars sur sa dette de 4,5 milliards de dollars dès jeudi.

Au troisième trimestre de 2008, Nortel Networks a déclaré une perte de 3,41 milliards de dollars américains, un résultat attribuable à une charge d'impôts de 2,13 milliards et une baisse des ventes de 14 % par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente.

L'entreprise avait annoncé du coup la suppression de 1300 emplois en 2008 et 2009, le gel des salaires de ses employés, la suspension de l'embauche et la suspension du versement de dividendes sur au moins deux séries d'actions privilégiées.

Nortel Networks a connu une sévère débâcle dans la foulée de l'explosion de la bulle technologique, au tournant du siècle. Sa capitalisation boursière, qui s'établissait à 366 milliards de dollars à son sommet, en 2000, n'atteint plus que 192 millions de dollars aujourd'hui.

L'entreprise embauche tout de même 30 000 personnes. Son siège social est situé à Toronto, mais elle a aussi des bureaux à Montréal et à Ottawa, où l'entreprise effectue l'essentiel de ses activités de recherche et de développement.

Le titre de l'entreprise a perdu 25 % de sa valeur, mardi, à la Bourse de Toronto. À la fermeture des marchés, le titre se négociait à 39 ¢. Quelque 497 millions d'actions de l'équipementier sont toujours en circulation.

( Radio-Canada.ca avec The Globe and Mail )




Détenus grassement payés sur la CSST
Le ministre est prudent

14 01 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Le ministre du Travail est convaincu que les prisonniers ont le droit d’être couverts par la CSST.

Mais David Whissel refuse pour le moment de dire s’il est équitable qu’un détenu indemnisé par la CSST reçoive trois fois plus d’argent qu’à la normale. Le ministre du Travail fait preuve d’une très grande prudence dans ce dossier, car il dit ne pas vouloir nuire au travail de la Commission des lésions professionnelles qui étudie actuellement la question.

«À savoir si c’est juste ou pas, je ne peux pas porter de jugement étant donné qu’une cause est à l’étude, indique le ministre Whissel. On va prendre le temps de se pencher sur la décision des commissaires. Par la suite, avec la CSST, on va établir une ligne de conduite.»

La Commission a entendu la cause de quelques détenus en novembre dernier à Québec. Les trois commissaires devront déterminer si les indemnités doivent être calculées selon le salaire minimum ou selon le salaire régulier. Une décision devrait être rendue au cours des prochaines semaines.

Le ministre du Travail ajoute que le nombre de demandes d’indemnisation des détenus a diminué au cours des dernières années.




La Chine devient la troisième économie mondiale

14 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Agence France-Presse ) - La Chine est devenue la troisième économie mondiale, Beijing ayant annoncé mercredi que la croissance chinoise de 2007 avait été plus forte que prévu, ce qui la catapulte mécaniquement devant l'Allemagne.

La Chine a en effet révisé à la hausse le chiffre de 2007, à 13% contre 11,9%, a annoncé plus tôt dans la journée le Bureau national des statistiques (BNS), soulignant qu'il s'agissait du chiffre définitif.

Sur la base de ces nouvelles données, l'économie chinoise pesait en 2007 25 700 milliards de yuans, selon le BNS, soit quelque 3500 G$ US, sur la base du taux de change prévalant à la fin de 2007.

«Cela montre que le rythme de l'économie cette année-là était plus fort que ce que l'on imaginait», a déclaré à l'AFP Ren Xianfang, analyste chez Global Insight.

«Ces chiffres signifient que la Chine a dépassé l'Allemagne», dit-elle en citant des estimations de la Banque mondiale.

«L'économie allemande pesait 3300 G$ US en 2007, alors que l'économie chinoise représentait plus que ça».

Sur la base des données de la Banque mondiale, la Chine est donc en troisième place derrière les États-Unis (13 800 G$ US en 2007) et le Japon (4400 G$ US en 2007 également).

La Chine était devenue la quatrième économie mondiale en 2005, sa croissance de 10,4% lui ayant permis de dépasser la France, le Royaume-Uni et l'Italie.

Beijing doit annoncer la semaine prochaine, entre autres indicateurs importants, son chiffre de croissance pour 2008, alors que l'économie est en contraction depuis la mi-2008.

La Banque mondiale a averti que l'économie chinoise devrait connaître une croissance de 7,5% en 2009, son plus bas niveau depuis 1990.




Epidémie de gastroentérite
L'hôpital Laval interdit les visiteurs

14 01 2009

( Johanne Roy - Le Journal de Québec ) - L’hôpital Laval interdit l’accès aux visiteurs jusqu’à vendredi, afin de contrer la propagation de gastroentérite qui s’est étendue à une cinquantaine de patients, en plus de toucher au moins 16 employés.

Ce sont là des mesures exceptionnelles qui touchent tous les secteurs de ce centre de soins spécialisés. L’établissement avait annoncé, lundi, une restriction des visites, mais devant l’ampleur de l’éclosion de gastroentérite, on a jugé préférable de suspendre la présence de visiteurs auprès des malades.

La direction n’envisage pas, pour le moment, de limiter les admissions et les chirurgies, mais cette avenue pourrait être regardée, selon l’évolution des cas de gastroentérite.

« C’est une situation difficile qu’on surveille d’heure en heure. Au cours des dernières années, c’est la première fois que l’on doit prendre des mesures comme celles-là », a précisé, mardi, un porte-parole de l’hôpital Laval, Joël Clément.

Aux entrées de l’hôpital et à l’urgence, deux agents de sécurité sont en faction afin de faire respecter ces consignes.

Les services externes sont toutefois maintenus. Au besoin, les proches des personnes hospitalisées peuvent prendre de leurs nouvelles en composant le 418 656-8711 et le 0 pour joindre la téléphoniste.

La gastroentérite est présente à l’hôpital Laval depuis vendredi dernier et les cas sont actuellement dispersés un peu partout dans l’hôpital. Aucune complication n’était rapportée, mardi.

Le virus identifié est celui de Norwalk, qui se propage très facilement, mais, en règle générale, se résorbe au bout de 24 à 48 heures. Certains patients étaient affectés par le virus à leur admission à l’urgence, tandis que d’autres l’ont contacté à l’hôpital même.

Vague de froid

Ces jours-ci, les hôpitaux de la région ont leur part de difficultés. Hier, pour la deuxième journée d’affilée, l’urgence de l’hôpital de l’Enfant-Jésus a connu des sommets d’affluence. La vague de froid qui s’installe pour quelques jours dans la capitale n’est d’ailleurs pas sans susciter certaines appréhensions.

À 16 h, il y avait encore 72 patients sur civières, dont 21 depuis plus de 24 et 48 heures. Cinq chirurgies programmées en ORL, neurologie et orthopédie notamment, ont dû être remises et deux autres le seront mercredi.

« À 15 h, on avait déjà reçu 30 ambulances, ce qui est élevé. Nous avons 50 % de patients de plus à l’urgence qu’à pareille date l’an dernier. La situation est critique pour le personnel et on leur lève notre chapeau. Ce matin, cinq patients ont été transférés à l’hôpital du Saint-Sacrement », a rapporté une porte-parole de l’établissement, Geneviève Dupuis.

Du côté du personnel de l’urgence, on tient le coup, mais la pression est extrême. « Cela déborde de façon monstrueuse! C’est très préoccupant. Le personnel infirmier est en nombre suffisant, mais il faut s’assurer qu’il travaille de façon sécuritaire, malgré le nombre élevé de civières dans les corridors », a fait part la présidente du syndicat représentant les infirmières du CHA, Nancy Hogan.




Du gaz naturel dans le sol du Témiscouata

14 01 2009

( Marc Larouche, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Rivière-du-Loup) - Des recher­ches effectuées depuis trois ans sur un vaste territoire du Bas-Saint-Laurent ont permis de trouver des concentrations importantes de gaz naturel, laissant croire que des gisements d'envergure pourraient s'y trouver, notamment dans les formations rocheuses dévoniennes du Témiscouata.

«Le Témiscouata est un des rares secteurs du sud du Québec où il n'y a pratiquement eu aucune activité d'exploitation gazière et qui n'a jamais été foré. C'est ce qui nous a portés à croire que du gaz naturel pourrait s'y trouver», explique le Dr Marc Richer- LaFlèche, géologue et professeur-chercheur à l'Institut national de la recherche scientifique, secteur Eau, terre et environnement (INRS-ETE), de Québec, qui a élaboré les stratégies d'exploration et dirigé l'équipe dans ce projet effectué pour le compte de la compagnie Les mines J.A.G. Ltée. La Commission géologique du Canada a aussi trouvé le projet intéressant.

Tout porte à croire que l'intuition du chercheur lui aura donné raison. Mais attention. Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, puisque ce qui a été découvert n'est pour l'instant que de fortes concentrations de gaz naturel dans le sous-sol témiscouatain.

«Tant que l'on n'a pas foré en profondeur, il est impossible de con­naître la quantité exacte de gaz. Nous avons toutefois clairement démontré à plusieurs endroits que des hydrocarbures émanaient du roc en profondeur et se rendaient à la surface», poursuit M. Richer-LaFlèche.

«Il y a de fortes concentrations en propane et butane dans le sol qui viennent sans doute de réservoirs en profondeur. Faut le faire, quand même.» D'importants indices de la présence de méthane, d'étha­ne, de propane et de butane ont aussi été répertoriés. Quoi­que plus complexe, la méthode utilisée par l'INRS-ETE est à certains points de vue semblable à celle utilisée lors de la découverte de champs gaziers en Russie.

Près de Saint-Eusèbe

Les mines JAG détiennent neuf permis de recherche de pétrole et de gaz, couvrant quelque 193 587 hectares dans la région du lac Témiscouata. Pour l'instant, les zones les plus intéressantes sont situées à proximité de Saint-Eusèbe et de Packington, à l'ouest du lac Témiscouata, ainsi que dans la partie nord de la zec d'Owen.

«Près du village de Saint-Eusè­be, les concentrations en éthane atteignent plus de 1000 ppb pour plusieurs échantillons de sol. La littérature scientifique considère que ces teneurs sont hautement anomaliques», explique Pierre Gévry, président des mines JAG.

Résultats encourageants

De telles concentrations observées ne laissent généralement aucun doute. «Les résultats obtenus jusqu'à présent sont encourageants, mais des travaux plus poussés devront être effectués avant que les meilleures cibles puissent être identifiées.»

De fait, des levées gravimétriques et d'induction électromagnétique seront effectués dans ces secteurs cet hiver, afin de localiser de manière plus précise des structures ayant permis la concentration et la préservation des hydrocarbures. Les intéressés peuvent consulter le site Internet de la compagnie au www.minesjag.com.




Michel-André Cardin
Un comédien de Dieu merci! entre la vie et la mort

14 01 2009

( Caroline Roy - Le Journal de Montréal ) - L’équipe de Dieu merci! vit des moments éprouvants en ce début d’année alors qu’un de leurs comédien-maison, Michel-André Cardin a été victime d’un grave accident à la tête au Brésil. Il repose aujourd’hui entre la vie et la mort à l’hôpital de Sherbrooke.

La vie allait pourtant si bien pour le comédien qui venait tout juste de se marier au début du mois de décembre. C’est lors de son voyage de noces au Brésil que le malheur a frappé à quelques jours de Noël.

Michel-André Cardin a subi une sévère hémorragie au cerveau après un accident de parapente, selon les informations obtenues par le Journal de Montréal.

L’homme n’aurait pas récupéré à la suite du choc intense qu’il a reçu à la tête. Constatant son état, il a été ramené en avion au Québec. Depuis quelques jours, il est à l’hôpital de Sherbrooke auprès de sa famille.

Pour ses proches et ses amis, les espoirs de le voir revenir à la vie s’amincissent d’heure en heure.

Le comédien faisait partie l’équipe de Dieu merci! depuis les tout débuts de l’émission à l’automne 2007.

Aux côtés de la dizaine de collègues et le metteur en scène Yvon Bilodeau, Michel-André Cardin concevait et écrivait une vingtaine de sketchs par mois pour Dieu merci!.

Mais ni lui, ni les autres ne connaissaient vraiment la tournure final du sketch, qui dépend toujours de l’invité de l’émission.

Prolofique

Pour collaborer à Dieu merci!, Michel-André Cardin est évidemment un fan d’improvisation. Il a joué, entre autres, dans la Ligue nationale d’improvisation (LNI).

Plusieurs téléspectateurs l’ont aussi connu dans plusieurs séries télé, dont Fortier, René Lévesque: le destin d’un chef, Km/h et Music-Hall.

Plus récemment, on a aussi pu le voir dans la télésérie Les soeurs Elliot.

Michel-André Cardin a aussi joué dans une cinquantaine de productions théâtrales, notamment avec la troupe Trans-Théâtre dans les productions Cyberjack et Cabaret insupportable.




Economie: janvier ne sera guère mieux que décembre

14 01 2009

( La Presse - Laurier Cloutier ) - Après la baisse des ventes des Fêtes aux États-Unis, en dépit des promotions extraordinaires, voilà que les liquidations de janvier des détaillants souffrent du recul de la popularité des cartes-cadeaux.

C'est ce que souligne Michael P. Niemira, économiste en chef et directeur de la recherche de l'International Council of Shopping Centers (ICSC), de New York.

Pour le Canada, l'ICSC n'a pas encore de données comparables, mais Jean Lambert, directeur de la recherche internationale de l'Association des centres commerciaux, répète que l'écart est énorme avec les États-Unis. Par contre, si les détaillants ont baissé leurs stocks pour les Fêtes, la tenue de nombreuses «ventes trottoir» dans les centres commerciaux du Québec depuis la dernière fin de semaine laisse croire à d'importants surplus d'invendus.

Les consommateurs américains ont non seulement boudé les magasins à Noël, mais aussi diminué leurs achats de cartes-cadeaux, un produit qui augmentait sa part de marché ces dernières années, observe Michael Niemira.

En outre, cela s'explique en partie par leurs craintes sur la viabilité de certains détaillants, dit-il. Les gros rabais de prix ont par ailleurs détourné l'attention d'une partie des clients.

Recul des cartes-cadeaux

La part des cartes-cadeaux dans les achats des Fêtes aux États-Unis a ainsi reculé à 13,6% en 2008, comparativement à 14,7% en 2007, selon un sondage de l'ICSC et de la banque Goldman Sachs. C'est le plus bas niveau depuis 2005.

Michael Niemira prévoit que le volume des cartes-cadeaux en circulation aux États-Unis va contribuer à prolonger la mollesse des ventes au détail au début de 2009.

Ainsi, les ventes américaines des magasins comparables (ouverts depuis au moins un an) vont baisser de 1% en janvier, selon lui.

À partir des résultats préliminaires de 36 grandes chaînes américaines, l'ICSC estime que les ventes au détail des magasins comparables ont baissé de 1,7% en décembre et de 2,7% en novembre dernier, soit la pire performance du groupe jusqu'ici (données compilées depuis 1970).

Pour l'ensemble de l'année 2008, les détaillants américains n'ont réussi que la plus petite hausse des ventes (+1%) depuis 1970.




Débordement d'urgences: l'organisation des soins est à réinventer

14 01 2009

( Claudette Samson - Le Soleil ) - (Québec) - Des lits de transition qui ne peuvent ouvrir faute de médecins, des soins à domicile insuffisants : globalement, le problème des urgences n'est pas celui des urgences, mais celui d'une organisation de soins en aval et en amont qui tarde à se réinventer.

Le directeur des services professionnels de Saint-François d'Assise (CHUQ), le Dr Louis Couture, analyse ainsi le problème récurrent des débordements d'urgence, qui affectent ces jours-ci particulièrement son hôpital et celui de l'Enfant-Jésus. Dans l'attente d'un lit à l'étage, les patients s'entassent sur des civières dans les corridors, dans des conditions souvent très pénibles. Or, une partie des lits des étages sont occupés par des personnes n'ayant plus besoin de soins aigus.

Selon le médecin, jusqu'à une trentaine de lits de transition «sont fermés» dans la région, faute de médecins pour cette clientèle. À l'Agence de la santé de la Capitale-Nationale, le porte-parole Pierre Lafleur nuance. Il n'y a pas de lits fermés, mais des lits qui ne peuvent ouvrir, dit-il.

Malgré tout, l'Agence a réussi à en ajouter 20 depuis le début de la semaine à l'Hôpital général, et négocie pour en ouvrir 25 autres à Robert-Giffard. Les espoirs sont bons de trouver des ressources médicales, dit-il, au moins pour quelques mois, le temps que la pression redescende.

Soins à domicile

Par ailleurs, la moitié des personnes en attente à l'urgence de Saint-François d'Assise ont plus de 75 ans, voire plus de 85 ans. Selon le Dr Couture, les soins à domicile qui permettraient à plusieurs d'entre elles d'éviter d'aboutir à l'urgence sont encore insuffisants, malgré les améliorations des dernières années.

Dans l'immédiat, des chirurgies planifiées ont été reportées (trois ou quatre par jour, selon le Dr Couture) et remplacées par des chirurgies d'un jour ne nécessitant pas d'hospitalisation. Un choix qu'a aussi fait le CHA pour l'Enfant-Jésus. Par contre, précise le Dr Couture, toutes les opérations urgentes sont réalisées rapidement, et aucune chirurgie pour un cancer n'est annulée.

En fin d'après-midi, hier, 63 civières étaient toujours occupées à l'urgence de la 1re Avenue, pour une capacité de 28.

Du côté de la 18e Rue, la situation n'était pas plus facile, avec 63 civières de l'urgence physique occupées à 16h pour une capacité de 48. À titre comparatif, il y en avait deux fois moins à pareille date l'an dernier. Depuis les Fêtes, dit la porte-parole Geneviève Dupuis, la pression ne s'est guère relâchée. Elle se fait sentir partout, en neurologie, en gériatrie, en orthopédie.

Pour le personnel de ces hôpitaux, la situation est difficile. Selon le Dr Louis Couture, de Saint-François d'Assise, le climat de travail demeure malgré tout «excellent». Un point de vue que dément une infirmière de l'urgence de cet hôpital qui a écrit au Soleil pour exprimer sa grande frustration de voir les patrons dire que ça va bien, alors que ça craque de partout. Une situation dont le personnel souffre énormément, dit-elle, et les patients encore plus.




«Obama mènera la lutte mondiale contre le changement climatique»

14 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président élu Barack Obama sera le chef de file d'une «réponse mondiale et coordonnée» pour combattre le changement climatique, a assuré mardi la secrétaire d'Etat désignée, Hillary Clinton.

Barack Obama a été «parmi les premiers, au sein d'un choeur de plus en grandissant venant des deux partis, à reconnaître que le changement climatique constitue une menace réelle pour la sécurité», a dit Mme Clinton devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat qui doit confirmer sa nomination à la tête de la diplomatie américaine.

«En dernière extrémité, (le changement climatique) menace notre existence même, mais sans en arriver là, il pourrait provoquer de nouvelles guerres obéissant à des schémas anciens, pour contrôler des ressources de base comme la nourriture, l'eau et les terres cultivables», a insisté Mme Clinton, répondant au sénateur John Kerry, qui préside la commission.

«Le président élu Obama a dit que l'Amérique devait jouer un rôle dirigeant dans le développement et la mise en oeuvre d'une réponse mondiale et coordonnée au changement climatique», a-t-elle dit, rappelant que les Etats-Unis participeraient à la prochaine conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague.

«Et nous mènerons une politique énergétique qui fera baisser nos émissions de carbone tout en réduisant notre dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz étrangers, en combattant le changement climatique et en renforçant notre sécurité économique et énergétique», a-t-elle affirmé.

Les analystes s'attendent à un processus de confirmation en douceur pour Mme Clinton, elle-même issue des rangs du Sénat, où elle représente l'Etat de New York.




UQAM
30 000 $ pour exposer une « machine à caca »

14 01 2009

( Claude Giguère - Le Journal de Montréal ) - Déjà malmenée sur la place publique en raison de problèmes de financement, l’UQAM risque de faire jaser en déboursant 30 000 $ pour accueillir dans sa galerie principale une œuvre d’art qui défèque et devant laquelle les visiteurs sont invités à venir manger.

La Galerie de l’UQAM paiera 30 000 $ pour recevoir pendant un mois l’artiste belge Wim Delvoye et sa controversée machine Cloaca N° 5, laquelle a été surnommée « machine à caca ».

Nourrie deux fois par jour, l’œuvre de Delvoye reproduit fidèlement, et sous les yeux des visiteurs, le système digestif humain jusqu’à l’étape de la défécation. Des enzymes sont utilisées dans la Cloaca afin de transformer les aliments et des ingénieurs ont dû voyager avec elle pour son entretien.

Lors du vernissage de l’exposition, vendredi, un repas spécial sera même préparé pour la machine par trois artistes de Montréal. « Nous n’achetons aucune nourriture pour l’alimenter, nous avons une entente avec le Service alimentaire de l’UQAM afin de récupérer ses restes du jour », dit Louise Dery, directrice de la Galerie de l’UQAM.

Les 30 000 $ que coûte l’exposition sont fournis par le Conseil des arts du Canada, une somme qui provient d’une enveloppe réservée aux échanges entre collègues du Canada en art contemporain. « Ce ne sont pas des budgets de l’UQAM », tient à dire Mme Dery.

Entre l’art et la science

L’exposition de Delvoye se situe entre l’art et la science, selon Louise Dery. « C’est un artiste dont la notoriété est bien établie, ce n’est pas un fou furieux, ses créations ont été présentées dans les plus grands musées », dit-elle.

Selon Mme Dery, une université dans laquelle des milliers de gens étudient la science et s’intéressent au corps, à une époque où l’on ne s’est jamais autant intéressé à la nourriture, est l’endroit idéal pour accueillir une telle exposition.

« Les visiteurs seront soufflés d’admiration devant la chose. On les invite d’ailleurs à luncher dans la galerie, ce qui est normalement interdit. Il y aura aussi une soirée spéciale lors de laquelle un gastro-entérologue, un sociologue et une historienne de l’art feront des présentations. C’est assez festif et joyeux comme exposition. »




-33 'C avec le facteur éolien
Un froid brutal

14 01 2009

( Katia Bussière - Le Journal de Québec ) - Un froid brutal s’amène à Québec pour trois jours, avec, dès mercredi matin, un refroidissement éolien de -33 °C.

La vague d’air froid provenant du pôle nord n’épargnera pas la région de Québec. Après des températures dans les normales de saison, ces derniers jours, le mercure chutera à -20 °C mercredi, selon Environnement Canada.

Avec le facteur vent, la température ressentie sera de -33 °C. La journée sera ensoleillée, mais très froide. Toute la province écopera, mais aucun record ne devrait être établi.

«Lors de tels froids, les risques d’engelure sont grands si la peau est exposée pendant 30 minutes», fait savoir le météorologue René Héroux, qui recommande aux gens de s’habiller chaudement et de se protéger les mains et le visage, évidemment.

Le froid persistera demain et vendredi avec des températures de -24 °C durant le jour et de -30 °C durant la nuit. Toutefois, le vent devrait être moins présent. Il faudra attendre à samedi avant de retrouver un mercure plus clément de -15 °C.

La dernière fois qu’un tel épisode de froid a sévi à Québec remonte à l’hiver 2004-2005. Selon M. Héroux, la normale de saison est de -8 °C. À pareille date, l’an dernier, la température oscillait autour de -5 °C. «À cause des changements climatiques, les épisodes de froid seront de moins en moins fréquents», dit le spécialiste.




Décès d'un homme de 34 ans
Accident mortel à Saint-Tite-des-Caps

14 01 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - Un conducteur âgé de 34 ans est mort à la suite d’un accident survenu en début de soirée mardi sur la route 138, dans le secteur de Saint-Tite-des-Caps.

La collision avec un autre véhicule s’est produite à l’intersection de l’Avenue Royale. Selon la Sûreté du Québec, la voiture de la victime a d’abord été percutée une première fois du côté conducteur, puis une seconde fois par un troisième véhicule par l’arrière.

La victime est demeurée incarcérée plusieurs minutes. Malgré un transfert à l’Enfant-Jésus, son décès a été constaté plus tard.

La cause exacte du drame n’a pas été identifiée mais les conditions routières n’étaient pas idéales à ce moment.




Bébé décédé à Lévis: l'autopsie durera deux mois

14 01 2009

( Nadia Ross - Le Soleil ) - (Québec) - La cause du décès du poupon survenu le 11 janvier à Lévis n'a pu être identifiée avec certitude par le laboratoire médico-légal de Montréal. L'autopsie serait toujours en cours et les résultats pourraient être connus d'ici environ deux mois.

Dans un communiqué publié en fin d'après-midi hier, la Ville de Lévis explique que des expertises plus approfondies seront nécessaires pour tirer des conclusions quant à la raison pour laquelle la fillette de cinq semaines est décédée dimanche. Les policiers de Lévis optent donc pour la prudence et n'avancent aucune théorie sur les causes probables de sa mort.

«L'autopsie est un morceau important dans l'enquête. Et comme on n'a pas les résultats, malheureusement, on ne peut pas poursuivre, a affirmé le porte-parole de la police de Lévis, François Bisson. Toutes les possibilités sont encore là, autant la mort naturelle que violente.»

Et, même si les conclusions démontrent qu'il y a eu violence, il n'y a rien qui confirme que les parents en sont responsables, a-t-il ajouté derechef.

Pas d'accusation

Ainsi, les parents ont été relâchés après avoir été interrogés et aucune accusation ne pèse con­tre eux. D'ailleurs, leurs trois autres enfants sont toujours sous leur garde.

Le drame s'est produit dimanche matin quand la police de Lévis a répondu à un appel d'urgence au 387, rue Saint-Joseph, près du chantier Davie, à Lévis. Sur place, un bébé d'à peine un mois était en arrêt cardio-respiratoire et c'est sans succès que les ambulanciers ont tenté de le réanimer. Le décès de la petite fille a été constaté à l'Hôtel-Dieu de Lévis. Ce sont les parents de la fillette, tous deux dans la vingtaine, qui ont appelé le 9-1-1.

Les voisins rencontrés par Le Soleil en fin de semaine ont admis avoir des doutes quant à la qualité des soins que le couple apportait à ses quatre enfants. Le Service de police de Lévis et la Sûreté du Québec mènent conjointement cette enquête qui devrait évoluer avec la sortie des résultats de l'autopsie.




Payant, la prison
15 000$ par an pour se soigner!

14 01 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Au moins 200 prisonniers au Québec ont reçu au cours des trois dernières années des prestations de la CSST trois fois plus généreuses que leur salaire régulier.

Selon ce que le Journal a appris, la Commission de la santé et de la sécurité du travail a autorisé, entre 2005 et 2007, l’indemnisation de 189 détenus au Québec qui ont subi une blessure dans le cadre de leur travail en prison.

La CSST peut même s’avérer très rentable pour les détenus indemnisés. Même si leur taux horaire habituel est de 2,98$ dans les prisons provinciales, ils touchent 90% du salaire minimum, soit 8,50 $ de l’heure sur la CSST. Pendant qu’un criminel se soigne dans sa cellule, il peut recevoir jusqu’à 290 $ par semaine, soit plus de 15 000 $ net par année.

L’ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare, juge cette situation inacceptable. «Le détenu va sortir de prison plus riche qu’avant d’y entrer. Ce n’est pas normal, s’insurge l’avocat spécialisé dans les dossiers d’indemnisation gouvernementale. Les prisonniers ne devraient pas être payés en prison. Ils sont déjà aux frais de l’état. On devrait prendre cet argent et le donner aux accidentés qui s’arrachent le cœur pour être payés.»

C’est injuste pour les honnêtes travailleurs selon Me Sophie Champagne, une avocate spécialisée dans les réclamations à la CSST. «Ils sont déjà au crochet de l’argent public, alors c’est choquant que le gouvernement leur verse plus que leur salaire. En plus, ils n’ont pas d’obligation et ils n’ont pas à payer pour se loger», soutient l’avocate de Québec.

Travailleur selon la loi

Un prisonnier qui se blesse en travaillant dans les cuisines d’un centre de détention, par exemple, peut faire une demande à la CSST. Si elle est acceptée, l’individu touchera 90% non pas de son salaire habituel, mais du salaire minimum net.

«Un détenu qui travaille en prison pour le ministère de la Sécurité publique est reconnu comme un travailleur au sens de la loi et il a droit aux mêmes indemnités que tous les Québécois, explique Lucie Michaud, porte-parole de la CSST. Il doit faire la démonstration que sa lésion est liée à son emploi.»

Comme tout employeur, le ministère de la Sécurité publique peut contester la demande du travailleur et demander une révision du dossier. La CSST assure que si c’est nécessaire ses inspecteurs ont le droit de se rendre à l’intérieur des murs pour mener leur enquête.

«On étudie la demande. Si on a un doute, on vérifie et c’est sous la foi du témoignage médical qu’on décidera s’il a accès ou non», répond Lucie Michaud.

Si le détenu demeure incapable de travailler à sa sortie de prison, il continuera à recevoir ses indemnités en plus de profiter du programme de réadaptation professionnelle.

Refus de travailler

Un prisonnier du Centre de détention de Québec a porté plainte à la CSST, l’automne dernier, parce qu’on lui demandait de réaliser un emploi qu’il jugeait risqué. Affecté à la buanderie, l’homme soutient que son employeur ne lui a pas fourni un équipement de travail sécuritaire.

«Un prisonnier peut refuser d’accomplir son travail s’il juge qu’il est dangereux. À toutes les plaintes, un inspecteur va vérifier sur place», indique la porte-parole de la CSST.

La plainte jugée non prioritaire pour l’instant sera traitée au cours des prochaines semaines. C’est la deuxième plainte du genre formulée par un détenu en l’espace de huit ans. La première a été rejetée par la CSST.




Boulevard Laurier: les tours se multiplient, les craintes aussi

14 01 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Après les commerçants, au tour de citoyens de Sainte-Foy/Sillery de se lever en bloc contre le nouveau règlement d'urbanisme que tente d'adopter la Ville de Québec. Devant la hausse de la hauteur maximale permise pour les nouvelles constructions, plusieurs résidants craignent de voir d'immenses tours à bureaux apparaître dans leur cour.

La séance de consultation publique prévue ce soir à l'édifice Andrée-P.-Boucher promet d'être mouvementée alors qu'au moins trois différents groupes de citoyens comptent se faire entendre. Si chaque comité se bat pour préserver son propre quartier, tous sont réunis par la crainte de voir leur secteur résidentiel transformé à leur insu en véritable centre-ville.

Présenté en mai dernier, le nouveau règlement d'urbanisme a surtout défrayé les manchettes en raison de la grogne des commerçants devant le resserrement des règles d'affichage et la disparition des panneaux-réclames. Mais voilà que plusieurs citoyens s'inquiètent des répercussions des changements au zonage qu'entraîne l'harmonisation des règles héritées des villes fusionnées.

Le comité des résidants du quartier Saint-Yves entend dénoncer ce soir les nouvelles règles qui accéléreraient la disparition du dernier secteur résidentiel le long du boulevard Laurier, l'îlot Lapointe. Véritable village gaulois encerclé par les centres commerciaux et les tours à bureaux, le quadrilatère abritant 32 maisons est présentement dans la mire de promoteurs immobiliers.

La SSQ a d'ailleurs confirmé au Soleil avoir déjà acquis neuf de ces résidences pour y développer un projet immobilier sur ce terrain voisin de son siège social. La porte-parole Hélène Dumais a toutefois refusé d'en dévoiler les détails.

Déjà aux prises avec un problème de circulation de transit, les résidants de Saint-Yves craignent de voir encore davantage de voitures s'engouffrer dans les rues de leur quartier si de nouvelles tours apparaissent.

«Ces édifices détruisent notre qualité de vie. Est-ce qu'au nom du développement on est rendu à détruire une trentaine de maisons aux portes de la ville?» s'indigne un porte-parole du comité, Robert Houle.

Ce dernier ne blâme pas les résidants de l'îlot Lapointe de vendre leur maison aux promoteurs. «Je ne les blâme pas, ils sont convaincus que le bulldozer va finir par passer de toute façon. Mais pour les autres, ça vient déstructurer notre quartier, ça vient alourdir la circulation de transit et ça vient polluer notre environnement», déplore-t-il.

À son avis, les promoteurs auraient plus intérêt à s'implanter dans des secteurs comme D'Estimauville que la Ville tente justement de développer en centre d'affaires. «Pourquoi démolir des maisons alors qu'on veut empêcher l'étalement urbain», s'interroge M. Houle. Pour lui, les résidants délogés n'auront d'autre choix que d'aller grossir les rangs de la banlieue éloignée.

Même problème

À 3 km à l'est de l'îlot Lapointe - sur le même boulevard Laurier devenu Grande-Allée -, un autre groupe de citoyens s'inquiète de voir passer à six étages l'actuelle limite de trois étages imposée aux nouvelles constructions dans le secteur. «D'une part, l'ensoleillement va être complètement coupé pour les résidences. Et si on construit, ça va prendre des stationnements, ce qui va augmenter la circulation de façon importante», s'inquiète Jean Bundock, un résidant.

Surpris de voir l'Industrielle Alliance forer cet été sur l'un de ses terrains, ses voisins ont découvert un peu par hasard le nouveau règlement d'urbanisme présenté en mai. Depuis, ils ont alerté leur quartier de l'épée de Damoclès que font planer sur eux les nouvelles règles. «On se compte chanceux. Il y en a qui vont se réveiller une fois la pépine rendue dans la cour», dit François Dugré, un autre résidant inquiet du nouveau règlement.

Jean Bundock le reconnaît volontiers, ce mouvement s'apparente à du «pas dans ma cour». Le combat demeure néanmoins légitime quand Québec change les règles du jeu, estime-t-il. «Vivre en ville quand c'est moi qui le choisis, oui. Mais là, c'est pas moi qui le choisis. C'est un choix qu'on nous impose», dit-il.

Des citoyens de Pointe-Sainte-Foy aussi monteront au créneau ce soir, inquiets pour la sauvegarde de leur forêt urbaine. Si une partie du nouveau règlement entend protéger les arbres, une autre permettrait leur abattage pour densifier un secteur, interprète une résidante, Johanne Elsener. «On a compris soudainement en lisant les 400 pages du règlement qu'ils allaient appliquer une nouvelle norme de densité partout sans tenir compte des ressources naturelles présentes», affirme-t-elle.

La présidente de l'arrondissement Sainte-Foy/Sillery, Francine Bouchard, assure comprendre les craintes de ses concitoyens. Elle rappelle toutefois que «l'idée de densifier le secteur du boulevard Laurier n'est pas nouvelle. Il est certain que l'artère Laurier, pour Québec et pour l'arrondissement, c'est une artère commerciale et administrative majeure. On ne peut pas changer ce qui existe déjà, cependant son développement futur doit être fait en harmonie et en maintenant la qualité de vie des citoyens», reconnaît-elle.

La rencontre de ce soir sert justement à prendre le pouls des citoyens devant la transformation du secteur. Un secteur appelé à devenir le coeur de la ville.

Le vrai centre-ville sur l'artère Laurier

Le secteur du boulevard Laurier a beau s'être graduellement transformé en centre-ville, ses habitants n'acceptent pas encore cette nouvelle vocation de leur quartier, observe un professeur en Aménagement du territoire de l'Université Laval, Florent Joerin. «Le centre-ville s'est déplacé dans ce secteur, soutient-il. Mais dans la conscience des citoyens de Québec, ce n'est pas encore complètement accepté. Quand on pense à centre-ville, on pense à Montcalm, la colline parlementaire et la basse-ville. Mais les études de mobilité de mes collègues montrent que le coeur, le centre de gravité des déplacements, est dans le secteur de l'Université Laval et du boulevard Laurier. C'est bien un centre-ville, mais qui ne se voit pas comme tel.»

L'angoisse

La mobilisation des citoyens ne surprend donc pas Florent Joerin qui étudie justement le phénomène du «pas dans ma cour». Si l'expression a pris une consonance péjorative avec le temps, reste que les inquiétudes des citoyens sont légitimes, assure-t-il. «On comprend bien que si votre quartier s'apprête à changer rapidement, c'est l'angoisse.»

Sa chaire d'étude est justement à analyser les façons de limiter les conflits pouvant survenir dans les secteurs bousculés par ces changements. «Il ne faut pas arriver avec des annonces de projet brutales où il ne semble pas y avoir de marge de manoeuvre. Il doit y avoir une transition. Il faut donner du temps à la population d'intégrer le changement.»

Une transition visuelle peut aussi permettre une cohabitation plus harmonieuse. «Un plan d'urbanisme se termine par une ligne sur une carte. Mais pour les gens qui y vivent, ce n'est pas une ligne qui les fait passer d'un environnement à l'autre...»




Jean Pelletier : Le référendum de 1995: perdre le pays pour une virgule dans la loi?

14 01 2009

( Gilbert Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - Jean Pelletier n'a pas eu le temps de rédiger ses mémoires. Mais en août dernier, il a accepté de donner une série d'entrevues pendant l'automne à notre chroniqueur Gilbert Lavoie, pour publication après son décès. Nous publions aujourd'hui le dernier de ces entretiens. Le 22 décembre, M. Pelletier nous a également accordé une entrevue télévisée dont vous pouvez voir les principaux extraits. (4 de 4)

Q Ça nous amène au référendum de 1995. J'imagine que vous avez été très impliqué?

R La directive de Chrétien c'était : «On va suivre les structures. Alors le chef du comité du Non, c'est Daniel Johnson qui est chef de l'Opposition à Québec et on lui donne notre collaboration.»

Sauf que dans l'équipe de Johnson, il y avait toujours la vieille équipe de Bourassa qui détestait Jean Chrétien. Alors ils ont mis Chrétien et tous les ministres fédéraux dans un garde-robe et ils ont fermé la porte. J'étais responsable, avec Eddie Goldenberg, des relations avec le comité du Non à Montréal. Alors j'allais à Montréal trois fois par semaine. Ils étaient polis, courtois, mais on Personne n'aurait pu penser qu'en pleine campagne ré­férendaire, le pre­mier ministre du Québec se fe-rait bou­ter de son siè­ge par le chef de l'op­position à Ottawa. Encore aujourd'hui j'en suis ébahi. Alors évidemment, on s'est aperçu de la force de M. Bouchard. À 10 jours du scrutin, samedi matin, M. Chrétien était à New York, au 50e anniversaire des Nations unies si je me souviens bien; John Ray était à Montréal, Goldenberg était à Ottawa, j'étais à Québec, on était tous en conférence téléphonique : on était sept points en arrière. Là, Chrétien a dit : «On embarque, on demande plus de permission à personne.» On s'est fiché très franchement du comité du Non. Les ministres anglophones grondaient, ils voyaient ça aller. Brian Tobin et les autres ont organisé le fameux rendez-vous du vendredi à Montréal. Ils n'ont pas demandé de permission. Ils ont fonctionné. L'assemblée de Verdun le mardi soir, l'allocution à la nation, le rendez-vous de Montréal, l'entrevue d'une heure avec Mongrain à la télévision, puis Chrétien le dimanche soir à Hull. On a embrayé pour que ça fonctionne.

Juste pour vous dire à quel point on travaillait sous pression et à la dernière minute, c'est mon chauffeur qui est allé porter à Radio-Canada, les cassettes de l'allocution télévisée du premier ministre sur les grands réseaux canadiens. Il est arrivé quatre minutes avant la mise en ondes.

Q Quelle a été la réaction des gens autour de Daniel Johnson?

R Ils ne l'ont pas trop dit . Dans le fond, ils sentaient qu'on était en train de perdre le référendum. Ils ne savaient pas quoi faire non plus. Ils n'aimaient pas cela qu'on prenne le contrôle mais on s'en fichait et on ne s'en est pas occupé.

Q À ce moment-là, aux activités comme le grand love-in à Montréal, vous êtes-vous posé des questions sur le financement?

R Je ne m'en souviens pas. Dans la guerre, on ne se demande pas si les munitions sont payées, on les tire.

Q Je veux dire le financement par rapport à la Loi référendaire.

R Non. Il y en a peut-être qui se sont posé ces questions-là, mais pas moi. Des ordres de marche, puis salut! Quand on est en guerre, on va-tu perdre le pays à cause d'une virgule dans la loi?

Q Qu'est-ce qui se serait passé si le Oui avait eu 50,1 % ?

R De l'autre côté? Ça aurait été épouvantable et pour le Québec et pour le Canada.

Q Aviez-vous un plan B à Ottawa à ce moment-là?

R Non, pas de plan B. Les gars du Conseil privé en avaient peut-être, mais nous autres, on ne discutait pas de cela.

Q C'était pas cela la priorité, c'était de gagner?

R C'était de gagner. On était coincé. On allait perdre le pays. Deux jours après le référendum qu'on a gagné par la peau des fesses, Chrétien est allé comme conférencier au grand dîner bénéfice à Toronto. Quand on est entré dans la salle, il y avait 2000 personnes; l'atmosphère était lourde. Voici le premier ministre qui a failli perdre le pays. Chrétien a fini son discours, il est sorti de son texte et il leur a dit en anglais : «Je prends l'engagement formel devant vous : I will never let Canada down. You understand.» Évidemment la foule l'a applaudi. Il y avait un silence de mort. Je me suis dit : «Bon, on y est pour quelques mois de brassage.»

Q Est-ce que vous croyez que les deux référendums ont eu pour effet d'affaiblir le Québec au sein de la Fédération canadienne?

R Ça n'a pas affaibli le Québec par rapport à Ottawa, mais ça a affaibli le Québec par rapport aux autres provinces et non seulement au niveau du gouvernement mais au niveau des populations des autres provinces. «If you want to leave, get out!» C'est pas bon, c'est pas sain. Je me souviens d'avoir eu des grandes discussions avec Marc-Yvan Côté qui était très pro-Bourassa. Dix ans après, je lui ai fait admettre que, finalement, Bourassa avait affaibli le Québec.

Q Pourquoi?

R Toujours sur la clôture, puis gnan, gnan... Ce que j'appelle du néo-séparatisme.

Q Mais après l'échec de Meech il a sauvé la donne. Il y avait une ouverture pour faire un référendum et il l'aurait probablement gagné, mais il a gagné du temps pour le Canada en faisant un discours fort à la nation.

R Il était toujours ambivalent. Il a fait un discours «le Québec restera toujours maître de sa destinée» mais on ne savait jamais où il était. Bourassa, c'était un gouvernement de sondages. Il gouvernait par les sondages.

Q Plus que Chrétien?

R Ah oui. Chrétien, les sondages, ça con­ditionnait l'emballage, le moment, mais pas la décision.

Tout le monde était contre la loi sur la clarté référendaire, même Charest

Q Le père de la Loi sur la clarté référendaire, est-ce que c'est Stéphane Dion?

R L'idée de la loi de la clarté c'est Jean Chrétien. Je ne minimise pas le rôle de Dion, mais au début, il n'était pas si favorable que ça. En fait, au cabinet, quand la loi sur la clarté est arrivée, il n'y avait qu'un «pour», et c'était Jean Chrétien. Tout le monde était contre ou hésitant, y compris M. Dion. Au cabinet du PM, je peux vous dire qu'il n'y avait pas beaucoup de personnes qui étaient enthousiastes. Moi j'ai toujours été enthousiaste. Parfois, la hardiesse du premier ministre rendait certains ministres craintifs. Chrétien, c'est un bulldozer. Évidemment c'est lui qui callait les shots. Il avait donné des instructions à suivre. À un moment donné, en toute loyauté, Dion est embarqué dans le dossier et, comme ministre des Affaires intergouvernementales, il est devenu parrain du projet de loi. Il avait participé aussi à la rédaction du projet de loi.

Q Tout ça a commencé au lendemain du référendum...

R Oui. Je me souviens qu'on était insulté du libellé des questions de 1980 et de 1995. On trouvait que le libellé était absolument antidémocratique. C'était de jouer avec les mots pour faire dire aux gens quelque chose qu'ils n'avaient pas envie de dire. Dans l'entente du 12 juin entre Bouchard, Dumont et M. Parizeau. ça n'avait pas de bon sens comme question. En 1980, la question sur le mandat de négocier pour ça et pour ci, ça nous avait révoltés. C'est à partir de là que Chrétien a dit : «Il faut qu'il y ait un mécanisme qui empêche qu'on puisse jouer avec la clarté de la question.» Et l'occasion nous est venue quand la Cour suprême a dit qu'une déclaration unilatérale d'indépendance d'une province, ni en droit canadien ni en droit international, ne pouvait être permise. Elle a quand même ajouté qu'une province peut sortir de la confédération, pas n'importe comment, mais peut sortir. Et le «n'importe comment», c'est à la condition d'avoir une question claire avec une majorité claire. Et la cour a ajouté qu'il appartenait aux décideurs politiques et non aux tribunaux de déterminer les conditions de clarté de la question. On a essayé que Jean Charest parte le bal pour le projet de la clarté. On l'a rencontré à deux reprises, M. Dion et moi, mais il a refusé. Il y a eu une réunion au printemps et une réunion au début de l'automne1999. Le projet était tout emballé, imprimé et ça attendait d'être déposé.

Q Quelles raisons vous avait données Charest pour dire non?

R J'ai l'impression qu'il avait des doutes politiques sur le fond. M. Charest a bien évolué depuis qu'il était à Ottawa. Il est maintenant plus à la Bourassa qu'il l'a été et je pense que ça avait fait son oeuvre dans sa réflexion à cet égard. On a dit cela à Chrétien, et il a dit : «On va attendre.»

Au mois de novembre, en revenant d'Afrique du Sud, dans l'avion il m'a dit : «J'ai bien pensé et on va déposer le projet de loi sur la clarté en décembre.»

J'ai demandé : «Pourquoi en décembre?»

Il m'a dit : «Quand ça va venir à l'ordre du jour de la Chambre, les étudiants vont être en vacances et quand ça va s'étudier en janvier, il va faire trop froid pour que Bouchard sorte bien du monde devant la Colline.»

Il avait pensé à tout cela.

Meech, «un accommodement raisonnable»

Q Lorsque Jean Chrétien vous a invité à venir à Ottawa, vous connaissiez l'après-Meech, tout ce que ça pouvait causer comme difficultés.

R Oui, surtout au Québec. Moi j'étais favorable à Meech. J'avais écrit une lettre personnelle à Jean Chrétien à ce moment-là en lui exprimant ma tristesse.

Q Qu'est-ce que vous lui disiez?

R Je lui disais qu'à mon sens, l'évolution de la fédération voulait qu'il y ait des «accommodements raisonnables» pour être de bon ton avec la réalité d'aujourd'hui. Je lui disais qu'à mon sens il y avait là de quoi rassurer une minorité qui se sentait un peu marginalisée.

Il m'a téléphoné un dimanche soir. Un long téléphone. «J'ai reçu ta lettre.» Et là, on a discuté. Chrétien n'est pas un homme qui va nécessairement changer d'idée parce qu'on tente de l'influencer. Il n'a pas changé d'idée.

Q Est-ce que vous aviez pris position dans le passé entre les fédéralistes et les souverainistes?

R Non. Tout le monde sentait que j'étais un fédéraliste, mais je n'ai jamais fait de déclarations publiques pendant ma mairie. Marc Lalonde me l'avait reproché un peu. Au référendum de 1980, j'étais maire de Québec et on a eu une entente entre Jacques O'Bready, qui était maire de Sherbrooke et président de la Fédération des municipalités, M. Drapeau à Montréal et moi à Québec. Le même jour, à la même heure, chacun dans sa ville respective, on a sorti un communiqué de presse pour dire qu'on ne se mêlait pas de la campagne.

Q Ça ne vous a pas fait peur de vous retrouver dans un camp, quand Jean Chrétien vous a invité à Ottawa?

R En politique il faut être capable de faire face à l'adversité. Mais je pense qu'une politique de présence est toujours meilleure qu'une politique d'absence. Alors j'aimais mieux être à Ottawa et je pense que durant le temps que j'ai été à Ottawa j'ai été une bonne influence auprès de la haute direction du pays pour garder les choses en équilibre et ne pas desservir le Québec en particulier.

Il y a quelque chose dont je veux vous parler qui est l'un de mes grands regrets. Là-dessus, je n'ai pas persuadé Jean Chrétien.

Après le référendum de 1980, j'étais maire de Québec. J'ai lu dans les résultats du référendum, le fait que les Québécois avaient officialisé le système fédéral, donc un système à deux ordres de gouvernement, chaque ordre de gouvernement ayant son drapeau. J'ai décidé de traiter les deux drapeaux exactement de la même façon à l'hôtel de ville.

En 1998, après le deuxième référendum, j'ai fait une proposition à M. Chrétien : «Pourquoi, sur tous les édifices fédéraux à travers le pays, il n'y aurait pas deux drapeaux, celui du Canada et celui de la province? Dans le fond, tu t'es battu deux fois pour faire reconnaître le régime fédéral au Canada, pourquoi ne pas en reconnaître les signes visuels? Et, si le Canada posait ce geste-là, il me semble que ce serait un geste qui serait bien reçu des provinces. Ce serait un geste d'apaisement, ce serait un geste de respect, ce serait un geste de reconnaissance.»

Et Jean Chrétien n'a pas voulu.

Q Quelle était son objection?

R Il ne voulait pas. Il faut dire aussi qu'il y a une chose qui a desservi ma cause. Le Parti québécois s'est emparé du drapeau, comme il s'est emparé du mot québécois. Et tous ceux qui n'étaient pas Parti québécois étaient gênés de se servir un peu du drapeau parce qu'ils ne voulaient pas avoir l'air d'être péquistes, alors qu'ils ne l'étaient pas.




Entente entre la Ville et les cols bleus: «83 %, c'est fort»

14 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Responsable du dossier des négociations auprès du comité exécutif de la Ville de Québec, le conseiller Richard Côté ne veut pas dire si la nouvelle convention collective empêchera les cols bleus de «fourrer le système», comme l'avait claironné le maire Régis Labeaume, au début des négociations avec ses employés manuels.

«On va faire tout en notre pouvoir pour rétablir les ponts», a lancé le vice-président du comité exécutif, après avoir pris connaissance des résultats du vote. «Quatre-vingt-trois pour cent, c'est fort», se réjouissait plutôt le conseiller municipal. «Le temps arrange bien les choses», assure M. Côté qui admet l'existence d'une «plaie» à la suite des propos du maire.

«Mais on devra vivre avec», convient-il.

Celui-ci est quand même heureux non seulement du résultat du vote, mais aussi du fait que, selon lui, les grands objectifs de la Ville ont été atteints. «Il y avait le dossier des congés de maladie, celui de la participation à la caisse de retraite, on voulait la distribution de la paie aux deux semaines, on voulait contenir l'augmentation de la masse salariale et on voulait procéder à l'harmonisation des conditions de travail. Tous ces objectifs ont été atteints.»

Il croit que les deux parties sortent gagnantes des pourparlers qui se sont intensifiés le 5 janvier pour aboutir au vote d'hier soir.

Interrogé sur les motifs qui ont amené la Ville de Québec à reconduire les rétroactivités salariales qui avaient été pourtant écartées lors de l'adoption du budget, au mois de décembre, le conseiller Côté affirme qu'une enveloppe budgétaire avait quand même été maintenue. «On fera des transferts, explique le chef négociateur. Même après la date butoir que nous avions fixée, le syndicat est resté ouvert à toutes les discussions. On voulait, de part et d'autre, régler le dossier.»

Cela dit, M. Côté demeure confiant que les fonctionnaires municipaux imiteront leurs collègues, la semaine prochaine, au cours d'une assemblée où, là encore, les employés auront à voter sur une proposition de convention collective.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

14 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mercredi 14 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents du sud-ouest de 40 km/h avec rafales à 60 devenant d'ouest à 20 en mi-journée. Températures stables près de moins 20. Refroidissement éolien de moins 33.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 29.

Jeudi:

Ensoleillé. Maximum moins 22.

Vendredi:

Ensoleillé. Minimum moins 32. Maximum moins 25.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 29. Maximum moins 21.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 27. Maximum moins 17.




Séisme de magnitude 5,6 au Kamtchatka

14 01 2009

( 11:38 | 14/ 01/ 2009 - PETROPAVLOVSK-KAMTCHATSKI, 14 janvier ) - RIA Novosti.- Un séisme de magnitude 5,6 s'est produit mercredi sur le littoral du Kamtchatka (Sibérie), a indiqué à RIA Novosti un porte-parole du service géophysique de l'Académie des sciences de Russie.

L'épicentre du tremblement de terre enregistré à 05h14 (GMT) est situé dans l'océan Pacifique, à 120 kilomètres au sud-est de la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski, où des secousses de magnitude 2-3 ont été ressenties.

Le séisme n'a fait ni victimes ni de destructions. L'alerte au tsunami n'a pas été décrétée.




Montréal vieillit

14 01 2009

( Louise Leduc - La Presse ) - On s'en doutait, c'est maintenant confirmé: Montréal vieillit. On y trouve maintenant plus de personnes âgées que de jeunes, beaucoup de diplômés universitaires et moins de gens qui parlent français à la maison. Et l'attrait pour la banlieue est très fort. Statistique Canada continue de décortiquer le recensement de 2006. Ses conclusions sont tout sauf ennuyeuses.

Une raison qui renforce l'importance de bien déglacer les trottoirs: pour la première fois, Montréal compte plus de personnes de 65 ans et plus (246 090) que de jeunes de moins de 15 ans (244 450).

Au terme d'une année à distiller les données du recensement de 2006, Statistique Canada est maintenant en mesure de brosser un tableau assez complet de Montréal.

La ville vieillit, donc. De plus, dans l'ensemble de l'île, la proportion de personnes parlant le plus souvent français à la maison recule: de 56,4% en 2001, elle se situe maintenant à 54,2%.

Le transfert ne se fait cependant pas nécessairement au profit de l'anglais, cette langue n'ayant gagné que 0,2% entre les deux recensements (passant de 25,% à 25,2%).

Dans la ville de Montréal même, l'anglais est parlé par 296 475 personnes à la maison.

Des données de Statistique Canada, dévoilées en décembre 2007, avaient fait grand bruit quand il avait été révélé que, pour la première fois, moins de 50% (49,8%) des résidants de l'île s'étaient déclarés de langue maternelle française (ce qui n'exclut pas que le Maghrébin qui se dit de langue maternelle arabe parle souvent un français impeccable).

Par ailleurs, on vit en solo à Montréal: près de 4 ménages sur 10 sont composés d'une seule personne.

Terrebonne, un cas à part

Avec sa croissance modeste de 2,3% depuis 2001, Montréal, qui compte 1 620 693 habitants, peut se consoler en se comparant à Longueuil (+1,6%) et à Saguenay (-2,3%). Par contre, la métropole fait pâle figure devant Terrebonne (+17,6%).

Dans l'analyse du dernier recensement, Terrebonne est un cas à part. «Sa population a doublé en 20 ans», fait observer Guy Oddo, directeur de la région de l'est du Canada à Statistique Canada. Au surplus, Terrebonne est, de toutes les villes du Québec, celle qui compte le plus grand nombre de jeunes de moins de 15 ans. Un résidant sur cinq à Terrebonne a moins de 25 ans, alors que la moyenne québécoise est de 16,6%.

Montréal plus scolarisé

Là où Montréal l'emporte sur Terrebonne, et de loin, c'est sur sa proportion de diplômés universitaires: grâce à une immigration importante et plus scolarisée que les Québécois nés ici, Montréal est la ville la plus scolarisée au Québec (37,6% ont un diplôme universitaire), comparativement à la moyenne provinciale qui se situe à 26,2% (et à Terrebonne, à 17,9%).

L'exode vers la banlieue est frappant quand on s'attarde aux questions sur mobilité de la population. Montréal a attiré plus de résidants de Québec qu'il n'en a vu partir pour la capitale (2370 de plus). Le Saguenay et son fjord ont aussi été généreux envers la métropole (1085 de plus). À l'inverse, quand ils quittent leur île, les Montréalais mettent massivement le cap sur Laval (où près de 22 000 personnes de plus ont déménagé que l'inverse), Vaudreuil-Soulanges et Longueuil.

Les villes de banlieue font mal à Montréal qui, heureusement, peut compter sur les immigrants. «Trente et un pour cent de la population de Montréal sont nés à l'extérieur du Canada, relève Guy Oddo, de Statistique Canada. Il y a trois fois plus d'immigrants à Montréal qu'ailleurs au Québec.»

Enfin, soulignons que dans l'île de Montréal, 34,6% des locataires consacrent plus de 30% de leurs revenus au logement, ce qui est aussi le cas de 18,7% des propriétaires.




La Ville a remis les augmentations salariales sur la table
Les cols bleus acceptent à 83%

14 01 2009

( Régys Caron - Le Journal de Québec ) - Les 1500 employés manuels de la Ville de Québec ont accepté dans une proportion de 83% l’entente de principe intervenue mardi entre le syndicat et l’employeur.

Même s’il avait prétendu qu’il ne cèderait pas, le maire Régis Labeaume est revenu sur l’ultimatum qu’il avait lancé à l’automne aux employés syndiqués de la Ville et remis sur la table les augmentations salariales qu’il avait retirées. Ainsi les employés obtiennent une augmentation forfaitaire de 2% pour l’année 2007 et des augmentations de 2% sur les échelle salariales pour les années 2008, 2009 et 2010. «Si les salaires n’avaient pas été sur la table il n’y aurait pas eu de négociation», a précisé hier un membre du Syndicat des cols bleus. Les employés recevront leurs rétroactivité salariale en mai et la paye sera désormais versée aux deux semaines, a précisé le porte-parole du Syndicat Denis Plante.

Des compromis

Les employés ont fait des compromis sur les enjeux posés par l’administration Labeaume. Ils ont accepté d’augmenter leur cotisation à leur fonds de retraite de 6,25% à 7% de leur salaire brut. Ils ont aussi accepté d’être rémunérés à 80% de leur salaire pour les 20 premiers de congés de maladie qu’ils prendront en cours d’année. Les employés qui s’absenteront pour cinq jours et moins auront droit à des bonis. La Ville demandait que les 6 premiers mois soient payés à 80%. Dans la convention collective précédente, tous les congés de maladie étaient payés à 100%.

Congés monayables

La Ville et le Syndicat ont convenu d’éliminer une disposition prévoyant des congés spéciaux qui étaient prévus dans la précédente convention pour permettre aux employés de s’absenter du travail pour des événements à caractère familiale (naissance, décès, mariage, divorce etc). En contrepartie les employés ont obtenu cinq congés statutaires monayables en fin d’année, que ce soit pour aller faire du ski ou pour la naissance d’un enfant.

De plus l’employeur a accepté de créer 70 postes à l’intention d’employés auxiliaires qui travaillent déjà à temps complet pour la Ville. Cette décision n’entraînera aucune dépense supplémentaire pour l’employeur, a indiqué le vice-président du comité exécutif de la Ville, M. Richard Côté. «La négociation n’a pas été facile. Dans les derniers temps on a décidé de s’asseoir, de cesser de parler aux médias. Ça nous a permis d’avoir une discussion honnête», a dit M. Côté.

Mauvaise foi

Pour sa part le président du Syndicat des cols bleus, M. Jean Lachance, a fait savoir que la plainte pour négociation de mauvaise foi de même que le grief en dommages logés contre l’employeur seront abandonnés en raison de l’entente conclue. «L’employeur trouve son compte et nous on trouve notre compte aussi. Ça ne donne rien de continuer une guérilla on va s’enligner avec nos avocats pour enterrer tout ça», a dit M. Lachance.

La Ville de Québec a maintenant conclu des ententes avec 11 groupes d’employés sur 17. Les négociations avec les fonctionnaires se poursuivront au moins jusqu’à la semaine prochaine. Les policiers et les pompiers sont toujours en arbitrage.




Au Costa Rica, le séisme ne menacerait pas la saison touristique

14 01 2009

( L'Echo Touristique ) - Le tremblement de terre de jeudi a été violent, mais n'a touché qu'une région très localisée du pays, sur laquelle les TO devront faire une croix durant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Pas de panique au Costa Rica. Le séisme qui a touché le pays la semaine dernière de devrait pas affecter la destination dans son ensemble. Les dégâts les plus importants restent circonscrits à la région du volcan Poas, où il faudra sans doute plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour tout réparer. L'un des plus beaux hôtels du pays, le Peace Lodge, situé justement dans cette zone, aurait été sévèrement affecté. Chez Dima Tours, on admet que « c'est une région sur laquelle il faudra faire une croix pendant quelque temps ».

Très touristique, la zone reste cependant substituable par d'autres, telles celle du volcan Arenal. Les tour-opérateurs ont déjà commencé à modifier leurs itinéraires, assurant qu'hormis autour du volcan Poas, les voyages se déroulent normalement dans le pays.




Les cols bleus au boulot jusqu'en 2011

14 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Les cols bleus de la Ville de Québec ne lésineront pas à déblayer les rues et à gratter les trottoirs aux endroits où la réglementation municipale le permet.

Ils ont accepté, mardi soir, à 83 % (537 pour, 126 contre et trois bulletins annulés), les termes d'un contrat de travail qui leur garantit le versement, au mois de mai, d'une rétroactivité salariale de plus de deux années, à raison de 2 % par année, ainsi qu'un réaménagement du régime de congés de maladie qui ne les pénalisera pas trop en bout de ligne. Ils seront au boulot jusqu'à la fin de 2010.

Ils consentent toutefois à participer davantage au financement de leur caisse de retraite en haussant leur contribution personnelle de trois quarts de point (de 6,25 % à 7 %) , comme le souhaitait l'administration du maire Labeaume, au début des pourparlers.

Accusés de «fourrer le système» avec un régime de congés de maladie qui leur allouait, en moyenne, 18 jours d'absence payés à 100 %, en plus de leurs journées de vacances, les cols bleus menaçaient sérieusement de recourir à la grève pendant l'hiver, après avoir été vraiment sages durant les célébrations du 400e anniversaire de Québec.

Or, comme cela a été le cas pour le personnel d'encadrement et pour les employés professionnels dans des ententes intervenues plus tôt, les 1500 employés manuels seront désormais rémunérés à 80 % de leur salaire pour les 20 premières journées de maladie qu'ils prendront pendant une année.

Récompenses

Mais les assidus au travail seront récompensés. Ainsi, la Ville consent à verser l'équivalent de deux jours de salaire à tout employé qui prendra moins de deux journées de maladie en cours d'année. S'il s'absente entre trois et cinq jours, la bonification ne sera que d'une journée de travail.

Fait curieux, enfin, l'ensemble des autres journées d'absence payées auxquelles les cols bleus avaient droit dans le passé (assistance à des funérailles, adoption, baptême, etc.) est remplacé par la dotation, à chacun des employés, d'une banque de cinq jours de congés spéciaux monnayables en fin d'année. Et, détail non négligeable en cette période de crise économique, 70 cols bleus à statut temporaire obtiennent leur permanence, leur donnant ainsi droit à tous les avantages de la convention collective, dont la retraite à 55 ans, après 30 années de service.

«La Ville est contente, nous autres aussi, on est contents», a lancé Denis Plante, le négociateur syndical au dossier.

Flanqué du président du syndicat affilié au SCFP, Jean Lachance, et du vice-président Réjean Rochette, le négociateur syndical n'a pas voulu dire si le nouveau contrat de travail allait empêcher ses gens de «fourrer le système», comme le prétendait le maire Labeaume. «On veut que ça reparte droite», a expliqué le négociateur syndical. «On ne se lancera pas dans des attaques de part et d'autre. Quand la guerre est finie, la confrontation est finie.» Dans cette perspective, le syndicat devrait annoncer aujourd'hui qu'il retire sa plainte de négociations de mauvaise foi portée contre la Ville de Québec devant la Commission des relations de travail.

Le maire Labeaume, qui avait fait une apparition remarquée devant le tribunal, en décembre, n'aura donc pas à se présenter devant le commissaire demain, comme il était prévu.

«Mais, ajoute M. Lachance, je ne peux pas dire que la négociation a été facile. Elle a été l'une des plus dures qu'on a connues à la Ville de Québec. Toutes les déclarations du maire Labeaume nous fouettaient.»

Les cols blancs, au nombre de 2000, seront appelés à voter la semaine prochaine, déjà assurés d'obtenir leurs rétroactivités salariales, en cas d'acceptation.




Une roquette tirée sur le nord d'Israêl à partir du Liban

14 01 2009

( Agence France Presse - HASBAYA ) - Une roquette a été tirée mercredi sur le nord d'Israël à partir du sud du Liban et l'armée israélienne a riposté, selon une source de sécurité libanaise.

"Au moins une roquette a été tirée d'une zone située à quatre kilomètres à l'ouest du village de Chebaa et Israël a répliqué en l'espace d'une minute avec quatre roquettes qui ont atterri au nord de Ghajar", a déclaré cette source.

De son côté, la police israélienne a annoncé que trois roquettes se sont abattues dans le nord de l'Etat hébreu.




Québec : Les cols bleus disent oui à la nouvelle convention collective

14 01 2009

( La Presse Canadienne - QUEBEC ) - Réunis mardi soir en assemblée spéciale, c'est dans une proportion de 83 pour cent que les 1500 cols bleus représentés par le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec (SCFP-FTQ) ont voté en faveur de l'entente de principe intervenue avec l'administration municipale.

D'une durée de quatre ans, le nouveau contrat de travail couvre les années 2007 à 2010 inclusivement. Au chapitre des salaires, il prévoit un versement forfaitaire de deux pour cent pour l'année 2007 et ensuite des augmentations de deux pour cent pour chacune des années 2008, 2009 et 2010.

Par cette entente, la municipalité accepte de créer 70 nouveaux postes. Ces postes seront créés après une analyse des besoins en main-d'oeuvre, qui sera complétée d'ici quelques mois.

Le président du syndicat, Jean Lachance, s'est dit satisfait de l'entente et heureux du dénouement des négociations. Selon lui, il s'agit d'une entente gagnante autant pour les cols bleus que pour l'administration municipale.

Le Syndicat des employés manuels, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), regroupe environ 1500 cols bleus à l'emploi de la Ville de Québec.